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Les consolations de l'existence : 13 - Le futur - Pénélope (l'Odysée)

6 décembre 2017 par jerome lecoq

(Traduction de l’anglais Marie Vilain)

Par Oscar Brenifier

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

Dans: Consolations 

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Les consolations de l'existence : 12 - La création - Balzac

30 novembre 2017 par jerome lecoq

(Traduction de l’anglais Marie Vilain)

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

Dans: Consolations 

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La raison peut-elle séduire ?

29 novembre 2017 par jerome lecoq

 

Séduire pour inviter au dialogue

Difficile alliance au premier abord : la raison est difficile, implacable, abrupte souvent, ses règles sont logiques et impersonnelles, ses arguments objectifs et tranchants. Même si elle est la chose la mieux partagée au monde et que nous ne pouvons nous en passer elle demeure opposée au coeur, à la passion, à la spontanéité.

Séduire, plaire c'est non pas s'adresser à la raison d'autrui mais à ses goûts, à ses penchants naturels, à ce qu'il fait justement sans avoir besoin d'y réfléchir. Socrate s'adressait à la raison de chacun. Mais avant d'y parvenir il usait souvent de stratagèmes pour plaire à ses interlocuteurs : en effet pour faire réfléchir quelqu'un faut-il avant tout l'inviter au dialogue, le mettre en confiance. Car avant de raisonner bien souvent l'être humain ressent, perçoit, voit : il sent d'instinct s'il a affaire à un ami ou un ennemi. On se sert la main en société avant tout pour montrer qu'on ne vient pas avec des armes ce qui en dit long sur la prétendue sociabilité des humains. La méfiance me semble plus naturelle que la confiance chez l'être humain. C'est pourquoi Socrate qui a souvent affaire à des notables essaie d'abord de leur plaire.

Dans: Dissertation 

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Le panda existentiel

29 novembre 2017 par jerome lecoq

Pour certains, la vie est dure. Parce que leur quotidien est particulièrement lourd, parce qu’ils sont trop sensibles, parce qu’ils manquent d’énergie, parce qu’ils sont trop tendus. Est-ce passager, ou ont-ils toujours été comme cela ? Quoiqu’il en soit ils trouvent dans le repos, en particulier dans le sommeil, le refuge, la panacée, la consolation. Ils se retirent du monde, ils se retirent de la vie, on peut même dire qu’ils se retirent d’eux-mêmes puisque l’inconscience leur est désirable. 

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L’impuissance : entre indolence et entêtement

24 novembre 2017 par jerome lecoq

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"L’impuissance prend plusieurs formes. Certaines personnes sont larvaires : elles se trainent mollement, faibles et indécises. D’autres sont têtues : elles camouflent leur impuissance derrière leur obstination et leur autorité, comme une huître dans sa coquille." (O. Brenifier)

"Impotence takes different forms. Some persons are larva-like: they limply linger on, weak and undecided. Others are stubborn: they hide their impotence behind their obstinacy and their authority, like an oyster in its shell." (O. Brenifier)

 

L’impuissance peut prendre plusieurs guises : soit elle se montre soit elle se cache (mal).Quand elle se montre elle prend la forme d’un rétrécissement de l’être : le corps se traîne comme une limace, tout effort est une souffrance, le sommeil une confortable cachette où l’intrusion du monde extérieur est momentanément interrompue. L’âme est molle, indécise, errante, les idées tournent en rond, la pensée stagne et finit par devenir toxique. Chaque nouveau jour qui s’annonce est une promesse de nouvelles souffrances. Chaque décision est une mise à l’épreuve dans la mesure où elle implique quelque renoncement : or l’impuissance va de pair avec l’avidité. Celui qui veut tout immédiatement se décourage de voir continuellement ses désirs contrariés.

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Comment se remonter le moral ?

21 novembre 2017 par jerome lecoq

“Le meilleur moyen de se remonter le moral c’est d’essayer de remonter le moral de quelqu’un d’autre”. (Mark Twain)
“The best way to cheer yourself up is to try to cheer somebody else up”. (Mark Twain)

Vous vous sentez déprimé(e), angoissé(e), apeuré(e), désespéré(e) ? Et bien trouvez quelqu’un qui est encore plus désespéré(e) que vous, écoutez ses plaintes puis secouez-le un peu, dites-lui qu’il arrête de se plaindre et qu’il se bouge, qu’il démarre une activité, n’importe laquelle. 

Dans: Aphorismes 

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Les consolations de l'existence : 11 - Le sens moral - Tolstoï

20 novembre 2017 par jerome lecoq

(Traduction de l’anglais Marie Vilain)

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

 

Dans: Consolations 

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Pensez à autre chose

19 novembre 2017 par jerome lecoq

“Drag your thoughts away from your troubles… by the ears, by the heels, or any other way you can manage it.” (Mark Twain)
“Traînez vos pensées en dehors de vos problèmes, que cela soit par les oreilles, les talons ou tout autre moyen.” (Mark Twain)

C’est bien connu, si vous êtes trop émotionnellement impliqué dans une situation, vous êtes très mal placé(e) pour réfléchir lucidement dessus. Notre pensée est comme attirée par l’aimant de la peur, de l’angoisse ou de la colère : elle devient automatique, réductrice, elle se fait la porte-parole de nos émotions et se noie bientôt dans la confusion.

 

Dans: Aphorismes 

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Ils sont tellement gentils…

19 novembre 2017 par jerome lecoq

 

“Ils sont tellement gentils. Ils feraient tout pour vous être agréable. A condition, cela s’entend, que vous ne fassiez rien qui leur déplaise” (O. Brenifier)”
“They are so nice. They would do anything to please you. Under the condition, of course, that you don’t do anything that displease them. “(O. Brenifier)”

Je suis toujours quelque peu embarrassé avec les gens “très gentils”. Je ne parle pas de la gentillesse sincère, de la générosité non affectée qui vous attire spontanément vers certaines personnes. Je parle de cette gentillesse un peu trop appuyée, de cette sollicitude mielleuse que l’on voit chez certains commerciaux, certains membres de notre famille qui en font toujours “un peu trop”.

Dans: Aphorismes 

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Bien se connaitre à quoi ça sert ?

19 novembre 2017 par jerome lecoq

Voici un récent article du Figaro où nous sommes cités.

Article du Figaro sur la connaissance de soi

Dans: Citations dans la presse 

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L'impatience est la faiblesse du fort

17 novembre 2017 par jerome lecoq

 

"La patience est la force du faible, l'impatience est la faiblesse du fort" (Emmanuel Kant)

Pour moi qui suis impatient la patience est difficile et toujours bénéfique : je ne suis patient que sur un fonds d’impatience. Nous évoluons dans un monde où les gratifications immédiates favorisent la tendance à l’impatience c’est pourquoi il faut apprendre la patience à nos enfants.

J’aime bien voir la patience dans la nature également : je me souviens de ce documentaire animalier où l’on voyait une lionne essayer d’attraper une gazelle pendant des jours. A chaque fois qu’elle échouait elle revenait paisiblement et ne semblait pas perdre patience. Pour les animaux la patience est question de survie : on n’attrape pas une gazelle en se précipitant sur le troupeau, elles vous voient venir de trop loin, il faut développer des stratégies d’attaque.

Dans: Aphorismes 

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Qu'est-ce que le bonheur ?

16 novembre 2017 par jerome lecoq

Qu’est-ce que le bonheur ? Le sentiment que le pouvoir croît, que la résistance est surmontée. (Nietzsche)
"What is happiness? The feeling that power is growing, that resistance is overcome." (Nietzsche)

Le bonheur est donc un sentiment, par nature fugace. C'est le sentiment d'un effort, c'est la résultante d'une résistance et d'une force, c'est le sentiment que la résistance diminue et que la force augmente, que le pouvoir croît, que la puissance augmente. 

Dans: Dissertation 

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Notre corps est-il sage ?

13 novembre 2017 par jerome lecoq

"Il y a plus de sagesse dans votre corps que dans votre philosophie la plus profonde." (Nietzsche)
"There is more wisdom in your body than in your deepest philosophy." (Nietzsche)

Si on considère la sagesse comme le fait de faire ce qui est bon pour nous, alors effectivement on peut donner du crédit à cette critique nietzschéenne de la rationalité. Le goût désagréable d'un aliment m'alerte sur sa potentielle toxicité, en général en tous cas. Ce qui m'est désagréable m'est en général néfaste : la brûlure indique une destruction de mon épiderme et nous avons tous des intuitions que quelque chose ne vas pas quand nous entrons dans une pièce où l’ambiance est tendue. Si nous écoutons notre corps il nous dit en général quoi faire pour notre bien-être et toute douleur est en général une alerte qu'il n'est pas bon d'ignorer.

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L'homme, cet animal avide

17 octobre 2017 par jerome lecoq

"L'homme veut être heureux alors même qu'il vit de manière à rendre le bonheur impossible" (Augustin)

Curieux animal que cet être humain qui prétend vouloir être heureux alors qu'il fait tout pour se rendre misérable. Telle femme continue à multiplier les expériences désastreuses avec des hommes qui la mènent par le bout du nez, continue à espérer le grand amour et tout ce qui vient avec, tout en reproduisant le même schéma. 

Dans: Aphorismes 

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De qui suis-je le tyran ?

12 octobre 2017 par jerome lecoq

 

"Nous sommes toujours le tyran de quelqu’un. Les brutes le savent, parce qu’elles jouissent de leur pouvoir. Les braves gens l’ignorent, parce qu’ils sont noyés dans leur bonne conscience." (O. Brenifier)

De qui suis-le tyran ? Voilà une question que je ne me suis jamais posée. Pourtant je me suis déjà fait traiter de "méchant papa" par ma fille parce que je lui imposais une décision arbitraire et peut-être injuste. Probablement que chaque parent est et doit être le tyran de son enfant, à un moment ou un autre. Le tout est d’en être conscient et de ne pas ignorer que toute éducation implique une forme de violence à l’encontre de l’enfant, aussi politiquement incorrect que cette phrase puisse sonner.

 

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Vouloir aimer ou être aimé(e) ? Là est la question

11 octobre 2017 par jerome lecoq

"Vouloir être aimé épuise l’amour. Vouloir aimer engendre l’amour. Mais ils refusent de les distinguer. Sans doute les pauvres sont-ils épuisés." (Oscar Brenifier)

Nous voulons tous l'amour, non ? Enfin presque tous, j'excepte les philosophes qui préfèrent la vérité. Mais qu'avons-nous dit une fois que nous avons dit cela ? Car l'amour est une autoroute, il va dans les deux sens. 

Dans: Aphorismes 

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Les consolations de l'existence : 4 - L'excitation amoureuse - Madame Bovary

10 octobre 2017 par jerome lecoq

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

Lorsque l’on est amoureux, on peut avoir des attentes, on peut apprécier ou rechercher certaines valeurs, récompenses, dévouements ou un certain sens. Mais l’une des principales caractéristiques de cette passion est l'excitation, une forme d'intoxication ou d'ivresse, à la fois de l'esprit et du cœur. Gustave Flaubert, dans Madame Bovary, nous propose une description classique de ce phénomène. Le comportement de son héroïne est tellement classique qu'il a même donné naissance à un concept: le bovarysme. Cela décrit une certaine tendance à s’échapper de la réalité en s'imaginant comme le héros ou l’héroïne d'une romance, plutôt farfelue et déconnectée de la factualité d'une situation objective.

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Les consolations de l'existence : 3 - Être immortel(e) - Dorian Gray

9 octobre 2017 par jerome lecoq

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

On est informé assez tôt sur l’avenir de Dorian Gray : « Il est d’une nature simple et belle. Ne le gâtez pas. N’essayez pas de l’influencer. Votre influence serait mauvaise. » Mais l’être humain n’est pas fait pour perdurer dans l’enfantillage ou au paradis. Ainsi notre héros découvre la réalité. Le plaisir des sens, le pouvoir de séduction, le frisson de la gloire, la multitude d’amours. Mais également l’inévitable vieillissement et la mort, le déclin de la grâce, l’orgueil et l’humiliation, la trahison et la jalousie, la colère et la haine, la confrontation au mal.

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Les consolations de l'existence : 2 - Être reconnu(e) - Martin Eden

5 octobre 2017 par jerome lecoq

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

Martin Eden, le héros du roman de Jack London, est un jeune homme pauvre, sans instruction, c’est un matelot. Une rude vie en mer faite de labeur éreintant, de brutalités des chefs, d’ivrognerie et de bagarres. Il rencontre Ruth, jeune, riche et belle, une étudiante en littérature. Il tombe amoureux d’elle, et de la culture à laquelle il n’a jamais eu accès. Il décide de devenir écrivain, avec Ruth comme guide. Mais elle décline ses avances puisqu’il ne peut lui garantir de confort matériel.

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Les consolations de l'existence : 1 - Être aimé(e) - Cendrillon

5 octobre 2017 par jerome lecoq

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

Dans: Consolations 

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