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Pourquoi voulons-nous être rassurés ?

24 juillet 2018 par jerome lecoq

 

En général quand on veut être rassuré c'est que l'on a peur de quelque chose. Les enfants ont peur du noir car ils s'imaginent que quelque monstre va en surgir et ils demandent à leurs parents de les rassurer. Ceux-ci en général de manière rationnelle leur expliquent que les monstres n'existent pas et par leur attitude, tendre, bienveillante et rassurante, font taire momentanément leur peur. Il s'agit ici d'une peur irrationnelle puisque son objet est irréel, fantasmé, inventé par l'imagination fertile des petits.

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Peut-on s'accomplir soi-même à travers le travail ?

18 juillet 2018 par jerome lecoq

 

Les conditions d'un accomplissement de soi

On remarque dans cette question que l'accomplissement de soi a besoin d'une médiation : on ne s'accomplit pas soi-même "naturellement". On ne peut pas dire par exemple que les animaux s'accomplissent car il n'y a pas de médiation entre eux et eux-mêmes : ils existent et remplissent leur vie comme leur instinct le leur dicte. Chez l'être humain cette médiation est opérée par la conscience : on ne peut s'accomplir que par la conscience.

Par ailleurs toute une tradition philosophique identifie le travail à une aliénation : le travail est justement ce qui fait que nous ne sommes pas nous-mêmes, que nous sommes esclaves de celui qui possède notre force de travail, en l'occurrence l'actionnaire qui possède le capital. Le fruit de notre travail nous est confisqué par la possession extérieure des moyens de production par le "capitaliste" dans la tradition marxiste. Par ailleurs il existe un certain nombre de métiers que l'on pourrait juger abrutissants par la répétition des tâches qu'ils impliquent, par le morcellement de ces taches qui font que le travailleur ne sait pas dans quel but il travaille quand ce n'est pas carrément pour rien. Aujourd'hui s'ajoute également les distractions constantes dont sont victimes les travailleurs pendant l'exercice de leurs tâches.

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La curiosité est-elle une qualité ou un défaut ?

14 juillet 2018 par jerome lecoq

 

La curiosité est une disponibilité a priori aux choses, aux êtres, aux événements, aux idées. Par cette disponibilité nous laissons les choses venir à nous et le sens s'y donner : les choses nous interpellent, nous les questionnons et désirons des réponses à nos questions. Si ce sont des êtres alors nous leur posons des questions comme le font les enfants qui questionnent de manière candide et sans se préoccuper de la bienséance : ils demanderont sans gêne son âge à une femme ou si "elle a un amoureux" car ils veulent comprendre dans quel monde vit cette personne et ils veulent s'y relier. 

Dans: Dissertation 

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Avons-nous du mal à penser la finitude de notre existence ?

4 juillet 2018 par jerome lecoq

 

On peut toujours imaginer comment était le monde avant notre naissance : nos parents nous auront raconté leur histoire d'avant notre conception et puis il y a aussi l'Histoire. Nous savons bien qu'avant nous il n'y avait pas rien et que nous avons commencé notre existence à un moment déterminé dans le temps et dans l'espace, même si nous ne gardons aucune mémoire de ce moment. Des témoins en général suffisent à attester que notre existence a bien eu un commencement et que nous n'existons pas "de tous temps".

Dans: Dissertation 

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Aimons-nous les gens pour ce qu'ils sont ou pour ce qu'ils prétendent être ?

13 juin 2018 par jerome lecoq

 

Aimer les gens pour ce qu'ils sont suppose que nous les connaissions tels qu'ils sont ce qui implique que nous ayons pu les voir au-delà de ce qu'ils voudraient monter et par conséquent que nous les ayons vus face à l'épreuve, que cette épreuve ait été créée par nous ou par les circonstances (une crise en général). Il est possible que nous aimions une personne de manière spontanée parce que justement elle ne veut rien montrer, elle ne se construit pas une image mais laisse voir ce qu'elle est, authentiquement et sans fausse pudeur. Mais ce genre de personnage authentique, naturel, est assez rare à l’âge adulte : on les trouve plutôt chez les enfants, ce qui explique peut-être en partie pourquoi certaines personnes aiment spontanément les enfants.

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Les consolations de l'existence : 19 - La passion - Premier de cordée (Frison-Roche)

22 mai 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

L'alpinisme comme passion est longuement décrit par Roger Frison-Roche, dans des livres comme « Premier de cordée ». Dans la famille Servettaz, les hommes sont guides de montagne de père en fils depuis de nombreuses générations. Jean aime son métier, mais il sait à quel point la montagne est dangereuse et rêve donc d'un avenir différent pour son fils Pierre : hôtelier. «Ça paye plus et c'est moins risqué.» Ainsi, Pierre est occupé à développer un pensionnat qui promet de se développer et de prospérer. Mais "il pensait sans enthousiasme à sa vie future, il enviait les garçons du coin qui, toute l'année, menaient la vie libre et périlleuse de guide." Il sentait confusément qu'il y avait dans cette profession quelque chose de noble, d'indéfini, qui échappait à la compréhension logique des montagnards, mais qui en faisait des hommes différents, appartenant à un monde mystérieux dont ils connaissaient seuls les secrets.

 

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Le savoir peut-il être une forme de corruption ?

22 mai 2018 par jerome lecoq

 

A priori le savoir ne peut pas faire de mal : dans une économie de la connaissance et du service il est même fortement valorisé. Pourtant celui qui sait, ou qui prétend savoir, peut tomber dans deux pièges majeurs. Le premier c'est, en raison de son savoir, d'être incapable d'écouter et de mettre momentanément à distance son savoir. Son jugement est tellement sûr concernant son domaine d'expertise qu'il ne peut le suspendre, attitude préalable à un questionnement ouvert, authentique et soucieux de la découverte d'autrui.

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De quoi faut-il faire son deuil ?

18 mai 2018 par jerome lecoq

 

Faire son deuil signifie renoncer à ce que nous apportait la présence d'un être : son affection, ses idées, son comportement...son être. L'être n'est plus. L'être n'est plus sur le mode où il nous apparaissait : présent, vivant, conscient. Nous le reconnaissions et il nous reconnaissait, nous existions ensemble, nous nous comprenions, nous nous disputions, nous faisions des activités ensemble, nous discutions, nous dialoguions, nous riions, nous pleurions, nous nous appelions, nous réconfortions, parlions des autres et de nous-mêmes, nous confiions l'un à l'autre. 

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La Providence existe-t-elle ?

11 mai 2018 par jerome lecoq

 

Existerait-il une force au-dessus de nous et qui nous voudrait du bien ? La Providence est-elle l'autre nom de la chance ? La Providence nous touche-t-elle tous ou bien certains d'entre nous sont-ils privilégiés ? Peut-on forcer notre chance, influer sur notre destin ?

Pourquoi certaines choses semblent-elles nous arriver au bon moment ? Le fait qu'un problème se dénoue dépend-il de notre seule volonté ou bien y a-t-il une main invisible qui fait bien les choses et redresse les injustices ? Faut-il s'en remettre à la providence ou ignorer toute forme de hasard ? Le hasard fait-il bien les choses ?

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Les consolations de l'existence : 18 - Le retrait du monde - Les rêveries du promeneur solitaire (Rousseau)

30 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

« Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère, de prochain, d'ami, de société que moi-même. Le plus sociable et le plus aimant des humains en a été proscrit par un accord unanime. Ils ont cherché, dans les raffinements de leur haine, quel tourment pouvait être le plus cruel à mon ame sensible, et ils ont brisé violemment tous les liens qui m'attachaient à eux. »

Ainsi Jean-Jacques Rousseau parle dans ses Rêveries du promeneur solitaire. Sentant la fin, il a besoin de donner une certaine valeur à son existence. «Je dédie mes derniers jours à m'étudier, à préparer le récit que je vais bientôt donner de mon être.» Lutter contre le sentiment du vide.

 

Dans: Consolations 

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Avons-nous besoin de tout expliquer ?

29 avril 2018 par jerome lecoq

 

Evidemment non répondrions-nous spontanément : je n'ai pas besoin d'expliquer comment marche cette plaisanterie puisque je vois qu'elle fonctionne. Le rire sincère indique que ma plaisanterie fonctionne : c'est justement en l'expliquant qu'elle ne serait plus drôle, qu'elle raterait son effet. En matière d'humour donc expliquer est justement ce qu'il ne faut pas faire sous peine d'enlever le plaisir la surprise qui génère le rire. On peut néanmoins ressentir le besoin d'expliquer malgré tout car certaines plaisanteries sont très subtiles, à double-tiroir : peut-être le destinataire a-t-il mal compris la plaisanterie et ne rit-il pas de ce qu'il faut rire ?, peut-être le rire est-il le fruit d'un malentendu ? A ne pas expliquer on prend toujours le risque du quiproquo.

 

Dans: Dissertation 

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Pourquoi aimons-nous dire non ?

25 avril 2018 par jerome lecoq

 

Dire "non" est une forme d'affirmation de soi comme nous l'enseignent les enfants vers l’Age de 2 ans qui disent non systématiquement à tout ce que leur proposent leurs parents. Dire « non » c'est s'opposer, résister et par conséquent exister puisque en existant nous disons « non » aux forces de la passivité et de la mort. Dire « non » c'est affirmer la puissance de notre propre autonomie, c'est avoir sa propre idée, sa propre volonté, c'est résister à ce qu'autrui ou la société voudrait faire de nous.

 

Dans: Dissertation 

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Apprendre à penser à vos enfants

24 avril 2018 par jerome lecoq

 

Bonjour à tous chers parents,

Venez apprendre à vos enfants entre 8 et 12 ans à penser ensemble. Je convie vos chères têtes blondes entre 8 et 12 ans à une session de pratique philosophique en ligne au cours de laquelle ils apprendront à écouter leurs camarades, à poser des questions, à patienter et à se poser, à trouver des idées par eux-mêmes, à réfléchir sur leur vie celle de leur entourage : bref, à philosopher.

Cette session gratuite durera 45 min. Pour cela les enfants s'engageront à rester concentrés devant leur écran sans faire autre chose, sans parler à d'autres personnes ni regarder la télé ou jouer à la tablette en même temps. Je leur raconterai une petite histoire et leur poserai des questions dessus.

Pour cette séance en ligne et en visioconférence il faudra être dans un endroit calme, vous munir d'un ordinateur équipé d'une caméra (intégrée sur la plupart des modèles) et pas d'une tablette ni d'un tel mobile car nous écrirons aussi sur un document en ligne. S'ils n'écrivent pas vous pourrez écrire pour eux ou je le ferai.

Vous parents pourrez bien sûr assister à la séance en observateurs attentifs mais sans intervenir. Vous pourrez apprendre des choses sur votre enfant et peut être sur vous qui sait ?

Je ne suis pas encore fixé sur la date aussi je vous propose 3 dates que j'ai mises dans un Doodle : en répondant au sondage vous m'aiderez à choisir le meilleur créneau horaire. Ces dates sont le mercredi 2 mai à 19h00, le jeudi 3 mai à 19h00 ou le samedi 5 mai à 10h00 ou à 18h00.

Choisir votre horaire

J’espère vous voir nombreux.

 

Bien à vous

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Les consolations de l'existence : 7 - Echapper au monde - Oblomov

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

La vie d'Oblomov est médiocre, il est impuissant et paresseux, il vit couché sur son divan, après avoir abandonné tous ses rêves. C'est ainsi que nous pouvons résumer le personnage célèbre représenté par Ivan Gontcharov, un tel mythe littéraire qu'il a produit un archétype existentiel: l'oblomovisme, à l'instar du bovarysme, du Don Juanisme ou Quichottisme. Comme toujours, un portrait excessif fait écho en nous tous, dans un coin de l'âme, une disposition déformée, plus ou moins forte selon les individus, dans ce cas la tendance à procrastiner. Mais si nous examinons de plus près notre héros, nous pouvons donner plus de substance à ce qui semble a priori un comportement absurde.

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Les consolations de l'existence : 8 - La Raison - Les mémoires d'Hadrien

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

En 1951, Marguerite Yourcenar a publié des Mémoires d'Hadrien, où elle a recréé la vie et la mort du grand empereur romain. L'ancien chef médite sur son passé, ses triomphes et ses échecs, son amour pour Antinoüs et sa philosophie. Dans le dernier chapitre, Patientia, il est vieux et malade, la mort arrive, et il se console par la méditation et la contemplation des idées, par la raison. Il souffre physiquement, il pense au suicide, mais il ne veut pas abandonner les plaisirs et la jouissance de la vie, même si son corps le trahit lentement. Il nous prévient contre un «combat sans gloire contre le vide, l'aridité et la fatigue, la nausée de l'existence, conduisant à un désir de mort», bien que «la possibilité perpétuelle de suicide m'a aidé à supporter l'existence avec moins d'impatience, de même que la simple présence d'une potion sédative a un effet apaisant sur un homme souffrant d'insomnie.» De plus, il ne veut pas montrer d'indifférence à ses amis, et il considère qu'un empereur ne peut se suicider que pour des raisons d'Etat.

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Les consolations de l'existence : 10 - Devenir quelqu'un - Macbeth

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

(Version corrigée - Traduction de l’anglais au français - Marie Vilain)

Macbeth, baron de Glamis, gagne en héros la bataille contre une armée de rebelles, consolidant fidèlement le pouvoir du Roi Duncan. Mais l’âme des hommes est toujours hantée par d’horribles fantômes. Ici ils sont représentés par trois sorcières qui prédisent à notre héros qu’il deviendra baron de Cawdor et roi d’Ecosse.

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Les consolations de l'existence : 5 - La nostalgie - La madeleine de Proust

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

Le romancier français Marcel Proust est bien connu pour sa madeleine éponyme, célèbre épisode issu de son roman "Du côté de chez Swann". Par hasard, sa mère lui a offert une tasse de thé chaud avec des madeleines qu'il a plongées dans le thé avant de les mettre dans sa bouche, produisant un effet puissant: «Aussitôt que le liquide chaud mélangé avec les miettes a touché mon palais, un frisson me traversa et je m'arrêtai, saisi par l'extraordinaire chose qui m'arrivait."

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Les consolations de l'existence : 6 - Le joueur de Dostoïevski

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

Au cours de sa vie tumultueuse, l'écrivain russe Fédor Dostoïevski a lutté contre une dépendance au jeu de la roulette, une habitude qui l'a conduit à la faillite à plusieurs reprises. Pire encore, il entraînait souvent sa famille dans la dette avec lui, ce qui leur causait de grandes douleurs. Dans son roman, le joueur, écrit comme une tentative d'exorciser son propre démon, il décrit ce qu'il appelle une maladie. Dans le même temps, de manière ambiguë, tout en analysant crûment la dimension pathologique de cette activité, il loue l'esprit qui anime sa passion brûlante. Par exemple, c'est l'occasion pour lui de défendre le caractère russe, passionné, contre la mentalité froide et calculatrice des hommes d'Europe occidentale.

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Les consolations de l'existence : 9 - L'appartenance au groupe - Le Vilain Petit Canard

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

Il y a différentes manières de lire le conte d'Andersen: «Le Vilain Petit Canard», ce pauvre oiseau menant une vie misérable jusqu'à la fin heureuse. Une façon d'interpréter cette fable est que le héros ignore d'abord sa propre identité : il n'est pas un canard, une réalité qu'il découvrira lorsqu'il rencontrera les cygnes. Une autre est qu'il est laid dans sa jeunesse parce qu'il n'est pas encore lui-même, il deviendra son vrai "lui" à mesure qu'il se développera, puis deviendra beau.

 

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Les consolations de l'existence : 17 - Le pouvoir - Le parfum (Süskind)

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

Le parfum, un roman de Patrick Süskind, raconte l'histoire de Grenouille. Né illégitime, sa mère le jette dans une poubelle. Plus tard, il la dénonce, elle est exécutée. Les infirmières l'abandonnent : il mange trop et n'a pas l’odeur normale d’un bébé. Enfant abandonné, il travaille dur pour survivre.

Dans: Consolations 

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