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Pourquoi agissons-nous de manière compulsive ?

5 octobre 2018 par jerome lecoq

 

"J'agis donc je suis. Intense besoin d'avancer. Toute requête de suspension ou même ralentir est vaine. Tous ces idiots sur le chemin, perte de temps. Efficacité." (O.B.)

Comment dire du mal de l'efficacité ? La capacité à faire bien les choses en un temps minimal a toujours le vent en poupe. Faire bien les choses voilà qui est bien. Cela permet de réserver du temps pour autre chose. Pour faire bien d'autres choses, encore plus. Mais si on prend du plaisir à ce que l'on fait pourquoi voudrait-on les faire le plus rapidement ? Ah oui parce qu'on ne les fait pas pour le plaisir mais par obligation, elles sont les moyens qui nous permettront d'atteindre notre but.

Un enfant qui joue ne se dépêche pas pour jouer, il ne cherche pas l'efficacité ni l'optimisation. Il fait les choses lentement, il se trompe, recommence, répète, encore et encore. Les enfants veulent qu'on leur relise inlassablement la même histoire, pas une autre, la même. Les enfants sont distraits par un rien et s'intéressent aux choses que nous ne regardons plus depuis longtemps comme les pigeons ou les oiseaux (pour ceux qui restent). Ils voient autre chose que ce que nous voyons dans les choses : ils imaginent, font des liens, ils relient l'histoire à un événement de leur vie actuelle et ils s'expliquent leurs angoisses en les projetant dans les contes.

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Les faits sont des constructions mentales

5 octobre 2018 par jerome lecoq

 

"Les faits sont des constructions mentales. Néanmoins, ils existent. Ce sont simplement des constructions mentales qui résistent de manière plus agressive à toute critique ou déconstruction." (O.B.)

Les faits sont des constructions. Je vois le soleil qui brille dehors. C’est un fait. Pourtant je signifie ce fait par une phrase avec des mots, je construis mentalement ce que signifie pour moi le phénomène que je perçois. Une autre personne verra aussi le soleil mais peut être pour elle sera-t-il juste là sans briller. Il y aura deux faits : le soleil est là, le soleil brille. Une autre dira peut être “il n’y a pas de nuages” et donnera une autre construction mentale par l’absence, la négation. Ce qui est permanent c’est qu’il y a quelque chose qui provoque des constructions mentales, il y a un phénomène.

 

Dans: Vidéos 

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Ils veulent des réponses pour éviter de penser

4 octobre 2018 par jerome lecoq

"Pour eux, les réponses répondent. Il n'y a plus rien à faire. Ils peuvent enfin se reposer. Ils ne réalisent pas que les réponses sont des pièges pour la pensée. Sables mouvants où les idées s'enlisent, pour ne plus jamais revenir." (O.B.)

Nous voulons tous des réponses à nos questions. Cela nous rassure, cela nous comble, nous ôte notre angoisse. Pour un temps. Mais pour un temps seulement. Il n'y a rien de mal à donner une ou des réponses pour peu que nous n'en faisions pas des portes scellées qui viendraient à jamais engloutir la question qui les a générées. Une réponse doit aussi être une ouverture et un appel à d'autres questions, afin de poursuivre le dialogue. Une théorie n'est jamais venue clouer le bec à une question, sauf si elle montre que la question était mal posée.

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La culpabilité

14 septembre 2018 par jerome lecoq

Passion triste

Pourquoi se sent-on coupable ? Se sentir coupable c'est avoir la conscience d'avoir transgressé une règle tacite ou explicite à laquelle nous avons souscrit, volontairement ou par consentement passif. La culpabilité est un sentiment qui fait partie des passions tristes de l'âme et rend le Sujet lourd, pesant, rabougri. Je ne parle pas ici de la culpabilité objective ou juridique qui indique le positionnement objectif du sujet juridique par rapport à la règle.

Pourquoi cette lourdeur, ce poids qui nous pèse sur les épaules durablement ? Pour se sentir coupable il faut avoir une conscience morale par conséquent un sens assez développé d'autrui et du fait que nous vivons dans une organisation sociale. Ce poids pourrait être celui des autres.

Dans: Dissertation 

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Qu'est-ce que l'humiliation ?

7 septembre 2018 par jerome lecoq

 

Etre humilié cela signifie donner à montrer en public un décalage entre ce que nous prétendons être et ce que nous sommes vraiment. Dans toute humiliation il y a une révélation pour soi et pour autrui. Pour soi parce que l'on comprend que les autres vous ont mis à nu et pour autrui car il comprend que vous ne valez pas ce que vous prétendiez.

C'est la raison pour laquelle l'humilié ressent de la honte : se voyant impuissant il veut disparaître, il veut mourir au monde et à lui-même et l'exposition publique lui est insupportable car elle le rappelle constamment à lui-même.

Attitudes face à l'humiliation

Pour l'observateur d'une humiliation il peut y a avoir plusieurs attitudes : la compassion, l'indifférence, la réjouissance, l'indignation. Celui qui compatit se met à la place de l'humilié et souffre par procuration. L'indifférent n'aimerait pas être à sa place mais il ne se soucie pas vraiment du sort qu’il pense mérité de l'humilié.

Dans: Dissertation 

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Quand on fait quelque chose, le veut-on ?

23 août 2018 par jerome lecoq

Si je le fais c'est que je le veux

Quand je me fais un café le matin, c'est peut-être par habitude mais si je ne le voulais pas je ne le ferais pas. Admettons donc simplement que si je me fais un café c'est parce que je le veux, de même que lorsque je vais à la piscine ou au cinéma. Pourtant on m'objectera aussitôt : mais quand tu te réveilles le matin fatigué(e) et que c'est ton réveil qui te réveille, le veux-tu ? Si on te demandait ton avis à ce moment, tu répondrais surement : "mais non je ne veux pas me lever mais il le faut !".

Dans ce cri du cœur on sous-entend que si on ne se lève pas on arrivera en retard au travail, on ratera la réunion avec ses collaborateurs, on se fera recadrer par son boss et on se fera même peut-être licencier pour faute professionnelle ! Bref on se lève parce qu'on craint les conséquences négatives du fait de faire la grasse matinée un jour de travail. Nous dirons que nous y sommes obligés, contraints, forcés.

Pourtant regardons y d'un peu plus près. Ce travail, avec certes des contraintes mais aussi des avantages comme de percevoir un salaire, nous l'avons bien voulu. Nous avons consenti à faire un certain nombre de sacrifices, dont celui de ne pas faire la grasse matinée en semaine, pour obtenir les bénéfices qu'il nous apporte. Donc si on remonte d'un cran dans l'échelle de notre volonté, on peut dire que nous avons choisi ce travail et donc nous avons choisi de nous lever. Donc on peut dire qu'à la fois on veut et on ne veut pas se lever le matin.

 

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Pourquoi voulons-nous être rassurés ?

24 juillet 2018 par jerome lecoq

 

En général quand on veut être rassuré c'est que l'on a peur de quelque chose. Les enfants ont peur du noir car ils s'imaginent que quelque monstre va en surgir et ils demandent à leurs parents de les rassurer. Ceux-ci en général de manière rationnelle leur expliquent que les monstres n'existent pas et par leur attitude, tendre, bienveillante et rassurante, font taire momentanément leur peur. Il s'agit ici d'une peur irrationnelle puisque son objet est irréel, fantasmé, inventé par l'imagination fertile des petits.

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Peut-on s'accomplir soi-même à travers le travail ?

18 juillet 2018 par jerome lecoq

 

Les conditions d'un accomplissement de soi

On remarque dans cette question que l'accomplissement de soi a besoin d'une médiation : on ne s'accomplit pas soi-même "naturellement". On ne peut pas dire par exemple que les animaux s'accomplissent car il n'y a pas de médiation entre eux et eux-mêmes : ils existent et remplissent leur vie comme leur instinct le leur dicte. Chez l'être humain cette médiation est opérée par la conscience : on ne peut s'accomplir que par la conscience.

Par ailleurs toute une tradition philosophique identifie le travail à une aliénation : le travail est justement ce qui fait que nous ne sommes pas nous-mêmes, que nous sommes esclaves de celui qui possède notre force de travail, en l'occurrence l'actionnaire qui possède le capital. Le fruit de notre travail nous est confisqué par la possession extérieure des moyens de production par le "capitaliste" dans la tradition marxiste. Par ailleurs il existe un certain nombre de métiers que l'on pourrait juger abrutissants par la répétition des tâches qu'ils impliquent, par le morcellement de ces taches qui font que le travailleur ne sait pas dans quel but il travaille quand ce n'est pas carrément pour rien. Aujourd'hui s'ajoute également les distractions constantes dont sont victimes les travailleurs pendant l'exercice de leurs tâches.

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La curiosité est-elle une qualité ou un défaut ?

14 juillet 2018 par jerome lecoq

 

La curiosité est une disponibilité a priori aux choses, aux êtres, aux événements, aux idées. Par cette disponibilité nous laissons les choses venir à nous et le sens s'y donner : les choses nous interpellent, nous les questionnons et désirons des réponses à nos questions. Si ce sont des êtres alors nous leur posons des questions comme le font les enfants qui questionnent de manière candide et sans se préoccuper de la bienséance : ils demanderont sans gêne son âge à une femme ou si "elle a un amoureux" car ils veulent comprendre dans quel monde vit cette personne et ils veulent s'y relier. 

Dans: Dissertation 

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Avons-nous du mal à penser la finitude de notre existence ?

4 juillet 2018 par jerome lecoq

 

On peut toujours imaginer comment était le monde avant notre naissance : nos parents nous auront raconté leur histoire d'avant notre conception et puis il y a aussi l'Histoire. Nous savons bien qu'avant nous il n'y avait pas rien et que nous avons commencé notre existence à un moment déterminé dans le temps et dans l'espace, même si nous ne gardons aucune mémoire de ce moment. Des témoins en général suffisent à attester que notre existence a bien eu un commencement et que nous n'existons pas "de tous temps".

Dans: Dissertation 

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Aimons-nous les gens pour ce qu'ils sont ou pour ce qu'ils prétendent être ?

13 juin 2018 par jerome lecoq

 

Aimer les gens pour ce qu'ils sont suppose que nous les connaissions tels qu'ils sont ce qui implique que nous ayons pu les voir au-delà de ce qu'ils voudraient monter et par conséquent que nous les ayons vus face à l'épreuve, que cette épreuve ait été créée par nous ou par les circonstances (une crise en général). Il est possible que nous aimions une personne de manière spontanée parce que justement elle ne veut rien montrer, elle ne se construit pas une image mais laisse voir ce qu'elle est, authentiquement et sans fausse pudeur. Mais ce genre de personnage authentique, naturel, est assez rare à l’âge adulte : on les trouve plutôt chez les enfants, ce qui explique peut-être en partie pourquoi certaines personnes aiment spontanément les enfants.

Dans: Dissertation 

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Les consolations de l'existence : 19 - La passion - Premier de cordée (Frison-Roche)

22 mai 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

L'alpinisme comme passion est longuement décrit par Roger Frison-Roche, dans des livres comme « Premier de cordée ». Dans la famille Servettaz, les hommes sont guides de montagne de père en fils depuis de nombreuses générations. Jean aime son métier, mais il sait à quel point la montagne est dangereuse et rêve donc d'un avenir différent pour son fils Pierre : hôtelier. «Ça paye plus et c'est moins risqué.» Ainsi, Pierre est occupé à développer un pensionnat qui promet de se développer et de prospérer. Mais "il pensait sans enthousiasme à sa vie future, il enviait les garçons du coin qui, toute l'année, menaient la vie libre et périlleuse de guide." Il sentait confusément qu'il y avait dans cette profession quelque chose de noble, d'indéfini, qui échappait à la compréhension logique des montagnards, mais qui en faisait des hommes différents, appartenant à un monde mystérieux dont ils connaissaient seuls les secrets.

 

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Le savoir peut-il être une forme de corruption ?

22 mai 2018 par jerome lecoq

 

A priori le savoir ne peut pas faire de mal : dans une économie de la connaissance et du service il est même fortement valorisé. Pourtant celui qui sait, ou qui prétend savoir, peut tomber dans deux pièges majeurs. Le premier c'est, en raison de son savoir, d'être incapable d'écouter et de mettre momentanément à distance son savoir. Son jugement est tellement sûr concernant son domaine d'expertise qu'il ne peut le suspendre, attitude préalable à un questionnement ouvert, authentique et soucieux de la découverte d'autrui.

Dans: Dissertation 

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De quoi faut-il faire son deuil ?

18 mai 2018 par jerome lecoq

 

Faire son deuil signifie renoncer à ce que nous apportait la présence d'un être : son affection, ses idées, son comportement...son être. L'être n'est plus. L'être n'est plus sur le mode où il nous apparaissait : présent, vivant, conscient. Nous le reconnaissions et il nous reconnaissait, nous existions ensemble, nous nous comprenions, nous nous disputions, nous faisions des activités ensemble, nous discutions, nous dialoguions, nous riions, nous pleurions, nous nous appelions, nous réconfortions, parlions des autres et de nous-mêmes, nous confiions l'un à l'autre. 

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La Providence existe-t-elle ?

11 mai 2018 par jerome lecoq

 

Existerait-il une force au-dessus de nous et qui nous voudrait du bien ? La Providence est-elle l'autre nom de la chance ? La Providence nous touche-t-elle tous ou bien certains d'entre nous sont-ils privilégiés ? Peut-on forcer notre chance, influer sur notre destin ?

Pourquoi certaines choses semblent-elles nous arriver au bon moment ? Le fait qu'un problème se dénoue dépend-il de notre seule volonté ou bien y a-t-il une main invisible qui fait bien les choses et redresse les injustices ? Faut-il s'en remettre à la providence ou ignorer toute forme de hasard ? Le hasard fait-il bien les choses ?

Dans: Dissertation 

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Les consolations de l'existence : 18 - Le retrait du monde - Les rêveries du promeneur solitaire (Rousseau)

30 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

« Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère, de prochain, d'ami, de société que moi-même. Le plus sociable et le plus aimant des humains en a été proscrit par un accord unanime. Ils ont cherché, dans les raffinements de leur haine, quel tourment pouvait être le plus cruel à mon ame sensible, et ils ont brisé violemment tous les liens qui m'attachaient à eux. »

Ainsi Jean-Jacques Rousseau parle dans ses Rêveries du promeneur solitaire. Sentant la fin, il a besoin de donner une certaine valeur à son existence. «Je dédie mes derniers jours à m'étudier, à préparer le récit que je vais bientôt donner de mon être.» Lutter contre le sentiment du vide.

 

Dans: Consolations 

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Avons-nous besoin de tout expliquer ?

29 avril 2018 par jerome lecoq

 

Evidemment non répondrions-nous spontanément : je n'ai pas besoin d'expliquer comment marche cette plaisanterie puisque je vois qu'elle fonctionne. Le rire sincère indique que ma plaisanterie fonctionne : c'est justement en l'expliquant qu'elle ne serait plus drôle, qu'elle raterait son effet. En matière d'humour donc expliquer est justement ce qu'il ne faut pas faire sous peine d'enlever le plaisir la surprise qui génère le rire. On peut néanmoins ressentir le besoin d'expliquer malgré tout car certaines plaisanteries sont très subtiles, à double-tiroir : peut-être le destinataire a-t-il mal compris la plaisanterie et ne rit-il pas de ce qu'il faut rire ?, peut-être le rire est-il le fruit d'un malentendu ? A ne pas expliquer on prend toujours le risque du quiproquo.

 

Dans: Dissertation 

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Pourquoi aimons-nous dire non ?

25 avril 2018 par jerome lecoq

 

Dire "non" est une forme d'affirmation de soi comme nous l'enseignent les enfants vers l’Age de 2 ans qui disent non systématiquement à tout ce que leur proposent leurs parents. Dire « non » c'est s'opposer, résister et par conséquent exister puisque en existant nous disons « non » aux forces de la passivité et de la mort. Dire « non » c'est affirmer la puissance de notre propre autonomie, c'est avoir sa propre idée, sa propre volonté, c'est résister à ce qu'autrui ou la société voudrait faire de nous.

 

Dans: Dissertation 

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Apprendre à penser à vos enfants

24 avril 2018 par jerome lecoq

 

Bonjour à tous chers parents,

Venez apprendre à vos enfants entre 8 et 12 ans à penser ensemble. Je convie vos chères têtes blondes entre 8 et 12 ans à une session de pratique philosophique en ligne au cours de laquelle ils apprendront à écouter leurs camarades, à poser des questions, à patienter et à se poser, à trouver des idées par eux-mêmes, à réfléchir sur leur vie celle de leur entourage : bref, à philosopher.

Cette session gratuite durera 45 min. Pour cela les enfants s'engageront à rester concentrés devant leur écran sans faire autre chose, sans parler à d'autres personnes ni regarder la télé ou jouer à la tablette en même temps. Je leur raconterai une petite histoire et leur poserai des questions dessus.

Pour cette séance en ligne et en visioconférence il faudra être dans un endroit calme, vous munir d'un ordinateur équipé d'une caméra (intégrée sur la plupart des modèles) et pas d'une tablette ni d'un tel mobile car nous écrirons aussi sur un document en ligne. S'ils n'écrivent pas vous pourrez écrire pour eux ou je le ferai.

Vous parents pourrez bien sûr assister à la séance en observateurs attentifs mais sans intervenir. Vous pourrez apprendre des choses sur votre enfant et peut être sur vous qui sait ?

Je ne suis pas encore fixé sur la date aussi je vous propose 3 dates que j'ai mises dans un Doodle : en répondant au sondage vous m'aiderez à choisir le meilleur créneau horaire. Ces dates sont le mercredi 2 mai à 19h00, le jeudi 3 mai à 19h00 ou le samedi 5 mai à 10h00 ou à 18h00.

Choisir votre horaire

J’espère vous voir nombreux.

 

Bien à vous

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Les consolations de l'existence : 7 - Echapper au monde - Oblomov

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

La vie d'Oblomov est médiocre, il est impuissant et paresseux, il vit couché sur son divan, après avoir abandonné tous ses rêves. C'est ainsi que nous pouvons résumer le personnage célèbre représenté par Ivan Gontcharov, un tel mythe littéraire qu'il a produit un archétype existentiel: l'oblomovisme, à l'instar du bovarysme, du Don Juanisme ou Quichottisme. Comme toujours, un portrait excessif fait écho en nous tous, dans un coin de l'âme, une disposition déformée, plus ou moins forte selon les individus, dans ce cas la tendance à procrastiner. Mais si nous examinons de plus près notre héros, nous pouvons donner plus de substance à ce qui semble a priori un comportement absurde.

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