Articles - Aphorismes

Comment se remonter le moral ?

21 novembre 2017 par jerome lecoq

“Le meilleur moyen de se remonter le moral c’est d’essayer de remonter le moral de quelqu’un d’autre”. (Mark Twain)
“The best way to cheer yourself up is to try to cheer somebody else up”. (Mark Twain)

Vous vous sentez déprimé(e), angoissé(e), apeuré(e), désespéré(e) ? Et bien trouvez quelqu’un qui est encore plus désespéré(e) que vous, écoutez ses plaintes puis secouez-le un peu, dites-lui qu’il arrête de se plaindre et qu’il se bouge, qu’il démarre une activité, n’importe laquelle. 

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Pensez à autre chose

19 novembre 2017 par jerome lecoq

“Drag your thoughts away from your troubles… by the ears, by the heels, or any other way you can manage it.” (Mark Twain)
“Traînez vos pensées en dehors de vos problèmes, que cela soit par les oreilles, les talons ou tout autre moyen.” (Mark Twain)

C’est bien connu, si vous êtes trop émotionnellement impliqué dans une situation, vous êtes très mal placé(e) pour réfléchir lucidement dessus. Notre pensée est comme attirée par l’aimant de la peur, de l’angoisse ou de la colère : elle devient automatique, réductrice, elle se fait la porte-parole de nos émotions et se noie bientôt dans la confusion.

 

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Ils sont tellement gentils…

19 novembre 2017 par jerome lecoq

 

“Ils sont tellement gentils. Ils feraient tout pour vous être agréable. A condition, cela s’entend, que vous ne fassiez rien qui leur déplaise” (O. Brenifier)”
“They are so nice. They would do anything to please you. Under the condition, of course, that you don’t do anything that displease them. “(O. Brenifier)”

Je suis toujours quelque peu embarrassé avec les gens “très gentils”. Je ne parle pas de la gentillesse sincère, de la générosité non affectée qui vous attire spontanément vers certaines personnes. Je parle de cette gentillesse un peu trop appuyée, de cette sollicitude mielleuse que l’on voit chez certains commerciaux, certains membres de notre famille qui en font toujours “un peu trop”.

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L'impatience est la faiblesse du fort

17 novembre 2017 par jerome lecoq

 

"La patience est la force du faible, l'impatience est la faiblesse du fort" (Emmanuel Kant)

Pour moi qui suis impatient la patience est difficile et toujours bénéfique : je ne suis patient que sur un fonds d’impatience. Nous évoluons dans un monde où les gratifications immédiates favorisent la tendance à l’impatience c’est pourquoi il faut apprendre la patience à nos enfants.

J’aime bien voir la patience dans la nature également : je me souviens de ce documentaire animalier où l’on voyait une lionne essayer d’attraper une gazelle pendant des jours. A chaque fois qu’elle échouait elle revenait paisiblement et ne semblait pas perdre patience. Pour les animaux la patience est question de survie : on n’attrape pas une gazelle en se précipitant sur le troupeau, elles vous voient venir de trop loin, il faut développer des stratégies d’attaque.

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L'homme, cet animal avide

17 octobre 2017 par jerome lecoq

"L'homme veut être heureux alors même qu'il vit de manière à rendre le bonheur impossible" (Augustin)

Curieux animal que cet être humain qui prétend vouloir être heureux alors qu'il fait tout pour se rendre misérable. Telle femme continue à multiplier les expériences désastreuses avec des hommes qui la mènent par le bout du nez, continue à espérer le grand amour et tout ce qui vient avec, tout en reproduisant le même schéma. 

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De qui suis-je le tyran ?

12 octobre 2017 par jerome lecoq

 

"Nous sommes toujours le tyran de quelqu’un. Les brutes le savent, parce qu’elles jouissent de leur pouvoir. Les braves gens l’ignorent, parce qu’ils sont noyés dans leur bonne conscience." (O. Brenifier)

De qui suis-le tyran ? Voilà une question que je ne me suis jamais posée. Pourtant je me suis déjà fait traiter de "méchant papa" par ma fille parce que je lui imposais une décision arbitraire et peut-être injuste. Probablement que chaque parent est et doit être le tyran de son enfant, à un moment ou un autre. Le tout est d’en être conscient et de ne pas ignorer que toute éducation implique une forme de violence à l’encontre de l’enfant, aussi politiquement incorrect que cette phrase puisse sonner.

 

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Vouloir aimer ou être aimé(e) ? Là est la question

11 octobre 2017 par jerome lecoq

"Vouloir être aimé épuise l’amour. Vouloir aimer engendre l’amour. Mais ils refusent de les distinguer. Sans doute les pauvres sont-ils épuisés." (Oscar Brenifier)

Nous voulons tous l'amour, non ? Enfin presque tous, j'excepte les philosophes qui préfèrent la vérité. Mais qu'avons-nous dit une fois que nous avons dit cela ? Car l'amour est une autoroute, il va dans les deux sens. 

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Martyr ou génie ?

4 octobre 2017 par jerome lecoq

"What the age needs is not a genius but a martyr, who in order to teach men to obey would himself be obedient unto death." (S. Kierkegaard)
“Ce que réclame l'époque n'est pas un génie mais un martyr : un homme qui pour enseigner aux hommes à obéir obéirait lui-même jusque dans la mort.” (S. Kierkegaard)

 

Le génie est admiré pour son oeuvre qui éclaire l'humanité de sa profondeur. Mais comment se comparer à un génie ? La différence du génie au commun des mortels est aussi infranchissable que celle de de l'homme à l'aigle, s'il s'agit de voler. C'est d'ailleurs bien pour cela que l'on ne peut envier un génie : il a ce que nous serions bien incapable d'avoir, on ne peut donc que l'admirer sans vouloir le suivre, le génie est pure singularité.

 

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Plutôt le malheur que l'ennui

28 septembre 2017 par jerome lecoq

"Le malheur leur est nécessaire. Ils ne connaissent meilleur remède contre l’ennui. Ils ignorent cependant que le remède au malheur est l’ennui." (O.B.)

Pourquoi certains considèrent-ils que le malheur est un remède contre l'ennui ? Comment arrivent-ils à plus valoriser le malheur que l'ennui ? Pourquoi l'ennui est-il la chose la pire au monde ?

Probablement parce que l'ennui c'est le vide, le néant et que la nature ayant horreur du vide, ils cherchent à le combler par tous les moyens, y compris le pire.

Dans le malheur il y a souffrance. Mais cette souffrance ne saurait rester silencieuse, privée et intime : il leur faut en faire la publicité, elle se doit d'avoir un côté dramatique voire dramaturgique. Le malheur se scénarise, se met en scène : or quel meilleur remède contre l'ennui que le théâtre avec ses intrigues, ses “coups de théâtre”, ses quiproqui, ses explosions émotionnelles ses scènes d'anthologie ? Qu'il soit comédie ou tragédie, le spectacle de leur malheur les distrait aisément de leur vide.

Mais nous dira-t-on, pourquoi ne recherchent-ils pas le bonheur ? Mais parce que comme disait Rousseau : "Rien ne m'ennuie plus que le bonheur". Le bonheur ne dure jamais parce qu'il est calme, volupté, flux, douceur, torpeur...tout ceci est lisse, sans histoires, sans aspérités, sans dramaturgie...quel ennui que ce bonheur finalement.

Avez-vous jamais vu une bonne pièce ou un bon film dans lequel les personnages sont heureux du début à la fin ? Pourquoi les journalistes s'intéressent aux choses qui vont mal dans ce monde et pas à celles qui vont bien ? J'entends toujours ces gens qui s'en plaignent : mais ils sont les premiers à lire des polars, à rechercher le sensationnel.

Le malheur leur est nécessaire pour ne pas s'ennuyer. Il leur faut dire du mal, faire du mal, vivre le mal plutôt que d'affronter le mal des maux, le grand Mal : l'Ennui.

Mais arrêtons-nous y un peu ? Qu'y a-t-il de si terrible dans l'ennui que nous n'acceptions d'y séjourner même un instant ? Est-ce l'ennui qui nous ennuie ou bien ce qu'il laisse survenir ?

S'ennuyer signifie n'avoir rien à faire, n'être intéressé à rien, avoir une diminution de la "puissance d'exister" comme le dirait Spinoza. De ce point de vue il serait une forme de tristesse, de dépression, de rabougrissement de l’âme. Quand on s’ennuie on n’est pas dans les choses, on n’est pas dans le monde, on n’est nulle part. A ce moment, quand l’intellect n’a plus rien à quoi appliquer ses catégories, quand aucun problème ne vient attirer son attention, aucune résistance sur laquelle la pensée pourrait s’appuyer pour se construire et se développer, à ce moment l’imagination prend le relais et nous commençons à rêvasser, à rêver éveillé.

C'est l'élève en classe pour qui le soliloque du maître commence à se perdre dans un arrière fonds sonore indifférencié qui le berce. Certains s'endorment ce qui est un remède certes radical mais efficace contre l'ennui. D'autres laissent leur imagination vagabonder et se font des films dans leur tête, ils regardent par la fenêtre et s'amusent à regarder les pigeons avec leur drôle de démarche et voient des formes d'animaux dans les nuages.

D'autres encore cherchent à attirer l'attention sur eux en embêtant leurs voisins, en lui jetant une boulette dans le cou ou en faisant tomber son stylo exprès ou encore en poussant son coude pour qu'il fasse des ratures, jusqu'à ce qu'une mini-crise l'oblige à se calmer et à s'ennuyer à nouveau.

S'ils acceptaient de s'ennuyer, de passer outre l'inconfort de se retrouver face à eux-même sans avoir rien à faire ni rien à penser ni rien à expérimenter ni rien à consommer alors ils commenceraient à se poser des questions, à commencer par la plus essentielle : "pourquoi est-ce que je m'ennuie ?" Puis ils commenceraient à regarder le monde d'une manière différente, en observant le relief des choses et en se demandant leur raison d'être. Ils se demanderaient : “pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?”. Et comme ils verraient qu'il y a quelque chose et qu’ils sont bien là pour le percevoir, ils se demanderaient encore : ‘quel sens puis-je donner à tout cela ? Qu'est-ce que je pourrais bien faire de toute cette existence que l'on m'a donnée sans mode d'emploi ?" Ils ne seraient pas plus malheureux mais il seraient curieux, pas tristes ou déprimés mais intellectuellement éveillés et esthétiquement attentifs à la beauté du monde. Ils convertiraient leur regard de l'utilitarisme à l'esthétique.

 

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La famille, ce merveilleux alibi

27 septembre 2017 par jerome lecoq

"La famille, quel alibi merveilleux ! Même le pire ou l’insensé se trouve sublimé. Ou justifié." (O.B.)

Qui n'a pas un jour refusé une invitation prétendant qu'il avait un "déjeuner de famille" ou qu'il devait s'occuper de ses enfants. Qui oserait remettre en question le souci légitime que chacun devrait avoir pour sa famille ?

Et pourtant n'est-ce pas là une excuse toute trouvée pour éviter de dire à l'autre : “non je n'en ai pas envie, je ne le désire pas, cela m'ennuie” ?

 

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Ceux qui parlent beaucoup et les autres

26 septembre 2017 par jerome lecoq

"Les gens parlent beaucoup parce qu’ils se comprennent bien. Les gens parlent beaucoup parce qu’ils ne se comprennent pas. Ou alors ils parlent peu, ou pas du tout." (O. Brenifier)

Quand on se comprend bien on est sur la même longueur d’onde : on n’a pas besoin d’expliquer pourquoi on dit ce que l’on dit et on partage des jugements, des expériences car on sait que l’autre va y trouver un écho et pourra même peut-être y donner un sens que nous n’y avions pas vu. L’autre me comprend, il me connaît donc d’une certaine manière et sait dire pourquoi je dis ce que je dis. Il a vécu des expériences similaires et peut me dire ce qu'il en a tiré comme enseignements et me les proposer. 

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Que le dialogue est difficile

9 janvier 2015 par jerome lecoq

Le dialogue est difficile. Ceux qui n’apprécient pas la rationalité ont raison, sans raisons aucunes. Ceux qui se targuent de rationalité trouvent toujours d’excellentes raisons d’avoir raison. (Oscar Brenifier)

 

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Le plus fidèle ami de l'homme : le miroir

7 janvier 2015 par jerome lecoq

Si le miroir rend fidèlement le reflet de notre visage, c’est parce qu’il nous ignore totalement. Il n’a rien à perdre, rien à gagner. C’est sans doute aussi parce qu’il s’ignore lui-même. (Oscar Brenifier).

 

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Jalousie sur la taille des chambres dans un séminaire de team building

17 juillet 2014 par jerome lecoq

A partir d’un haïku écrit par Igor Quézel-Perron*, chasseur de têtes et poète à ses heures,  je propose une interprétation libre et identifie des problèmes philosophiques liés à la situation qu’il décrit. Puis j’invite le lecteur à donner sa propre interprétation du ou des problèmes évoqués.

 

Jalousie
Sur la taille des chambres
Séminaire de team building

 

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