Articles - Dissertation

La curiosité est-elle une qualité ou un défaut ?

14 juillet 2018 par jerome lecoq

 

La curiosité est une disponibilité a priori aux choses, aux êtres, aux événements, aux idées. Par cette disponibilité nous laissons les choses venir à nous et le sens s'y donner : les choses nous interpellent, nous les questionnons et désirons des réponses à nos questions. Si ce sont des êtres alors nous leur posons des questions comme le font les enfants qui questionnent de manière candide et sans se préoccuper de la bienséance : ils demanderont sans gêne son âge à une femme ou si "elle a un amoureux" car ils veulent comprendre dans quel monde vit cette personne et ils veulent s'y relier. 

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Avons-nous du mal à penser la finitude de notre existence ?

4 juillet 2018 par jerome lecoq

 

On peut toujours imaginer comment était le monde avant notre naissance : nos parents nous auront raconté leur histoire d'avant notre conception et puis il y a aussi l'Histoire. Nous savons bien qu'avant nous il n'y avait pas rien et que nous avons commencé notre existence à un moment déterminé dans le temps et dans l'espace, même si nous ne gardons aucune mémoire de ce moment. Des témoins en général suffisent à attester que notre existence a bien eu un commencement et que nous n'existons pas "de tous temps".

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Aimons-nous les gens pour ce qu'ils sont ou pour ce qu'ils prétendent être ?

13 juin 2018 par jerome lecoq

 

Aimer les gens pour ce qu'ils sont suppose que nous les connaissions tels qu'ils sont ce qui implique que nous ayons pu les voir au-delà de ce qu'ils voudraient monter et par conséquent que nous les ayons vus face à l'épreuve, que cette épreuve ait été créée par nous ou par les circonstances (une crise en général). Il est possible que nous aimions une personne de manière spontanée parce que justement elle ne veut rien montrer, elle ne se construit pas une image mais laisse voir ce qu'elle est, authentiquement et sans fausse pudeur. Mais ce genre de personnage authentique, naturel, est assez rare à l’âge adulte : on les trouve plutôt chez les enfants, ce qui explique peut-être en partie pourquoi certaines personnes aiment spontanément les enfants.

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Le savoir peut-il être une forme de corruption ?

22 mai 2018 par jerome lecoq

 

A priori le savoir ne peut pas faire de mal : dans une économie de la connaissance et du service il est même fortement valorisé. Pourtant celui qui sait, ou qui prétend savoir, peut tomber dans deux pièges majeurs. Le premier c'est, en raison de son savoir, d'être incapable d'écouter et de mettre momentanément à distance son savoir. Son jugement est tellement sûr concernant son domaine d'expertise qu'il ne peut le suspendre, attitude préalable à un questionnement ouvert, authentique et soucieux de la découverte d'autrui.

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La Providence existe-t-elle ?

11 mai 2018 par jerome lecoq

 

Existerait-il une force au-dessus de nous et qui nous voudrait du bien ? La Providence est-elle l'autre nom de la chance ? La Providence nous touche-t-elle tous ou bien certains d'entre nous sont-ils privilégiés ? Peut-on forcer notre chance, influer sur notre destin ?

Pourquoi certaines choses semblent-elles nous arriver au bon moment ? Le fait qu'un problème se dénoue dépend-il de notre seule volonté ou bien y a-t-il une main invisible qui fait bien les choses et redresse les injustices ? Faut-il s'en remettre à la providence ou ignorer toute forme de hasard ? Le hasard fait-il bien les choses ?

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Avons-nous besoin de tout expliquer ?

29 avril 2018 par jerome lecoq

 

Evidemment non répondrions-nous spontanément : je n'ai pas besoin d'expliquer comment marche cette plaisanterie puisque je vois qu'elle fonctionne. Le rire sincère indique que ma plaisanterie fonctionne : c'est justement en l'expliquant qu'elle ne serait plus drôle, qu'elle raterait son effet. En matière d'humour donc expliquer est justement ce qu'il ne faut pas faire sous peine d'enlever le plaisir la surprise qui génère le rire. On peut néanmoins ressentir le besoin d'expliquer malgré tout car certaines plaisanteries sont très subtiles, à double-tiroir : peut-être le destinataire a-t-il mal compris la plaisanterie et ne rit-il pas de ce qu'il faut rire ?, peut-être le rire est-il le fruit d'un malentendu ? A ne pas expliquer on prend toujours le risque du quiproquo.

 

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Pourquoi aimons-nous dire non ?

25 avril 2018 par jerome lecoq

 

Dire "non" est une forme d'affirmation de soi comme nous l'enseignent les enfants vers l’Age de 2 ans qui disent non systématiquement à tout ce que leur proposent leurs parents. Dire « non » c'est s'opposer, résister et par conséquent exister puisque en existant nous disons « non » aux forces de la passivité et de la mort. Dire « non » c'est affirmer la puissance de notre propre autonomie, c'est avoir sa propre idée, sa propre volonté, c'est résister à ce qu'autrui ou la société voudrait faire de nous.

 

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Le consommateur, ce phobique de l’engagement

22 mars 2018 par jerome lecoq

 

S'engager c'est sortir d'un monde de virtualités, de possibles agréables, du rêve et de ses illusions excitantes pour rentrer dans une voie qui oblige à regarder devant soi en acceptant de donner, à voir de l’intérêt dans un domaine plus restreint et plus contraint et à découvrir un nouveau monde hors de soi. S'engager c'est « se mettre en gage » donc se mettre en risque, s'abandonner donc accepter de perdre l'illusion réconfortante du contrôle de tous les possibles pour rentrer dans le concret, dans le réel, dans la vie. Celui qui ne s'engage pas n'aime pas la vie, raison pour laquelle il peut aussi aimer la routine, les habitudes, l'immobilité qui lui permet de regarder passer le monde sans y prendre part. Il se prend pour Dieu mais n’est qu’impuissant.

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Pourquoi questionner fait peur

7 février 2018 par jerome lecoq

 

Le questionnement peut facilement être considéré comme une menace, car on pourrait vouloir préserver la mystérieuse intériorité où se trouve le sacré. En protégeant cette intimité, on a l'impression de ne pas l'épuiser, de ne pas la souiller en la soumettant à l'exposition de la conscience, aux yeux des autres et de soi-même. Par conséquent, le questionnement est considéré comme mauvais et même sacrilège. Le questionnement des idées est souvent considéré au mieux comme un exercice formel. Au pire comme une activité corruptrice. Il se trouve une compréhension tacite supposée, au-delà des mots, et les mots ne peuvent qu’atteindre superficiellement ce lien. L'horizon d'une telle perspective relationnelle est l'idée que la véritable unité peut supporter le silence, et même que dans le silence, elle trouvera sa véritable existence. Les mots ne sont que des mots, ils ne sont que des sons et des illusions. Comment pourrait-on prendre au sérieux tout type de questionnement ? On s'irritera même à l'idée que cet échange verbal ou cette quête aurait un sens réel, qu'il serait pris au sérieux. Le dialogue peut ainsi être considéré comme une menace pour l'intimité, gâchant le véritable contact mystique : la fusion des âmes. Les mots risquent de provoquer le désaccord, l'incompréhension, l'aliénation. Or la simple présence de deux corps ou de deux âmes ne laisse aucune aspérité, ne crée aucune friction. Cela donne un sentiment de paix intérieure et de fusion. Nous sommes au-delà de toute différence, nous sommes dans la coïncidence des contraires, dans la fusion des différences. Le dialogue verbal implique une séparation, une distance, à la fois physique et psychologique. On ne peut pas dialoguer en étreignant l'autre, en le touchant et bien sûr en l'embrassant.

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A quoi sert le sarcasme ?

1 février 2018 par jerome lecoq

 

A rien a priori me direz-vous. Le sarcasme est méchant, il prend autrui comme objet de défoulement de notre ressentiment, il ne fait que rendre autrui triste ou agressif sans vraiment le faire réfléchir, il peut humilier autrui sans que l'humiliation ne lui serve de leçon puisqu'il n'y a dans le sarcasme, contrairement à l'ironie, pas de message, pas d’enseignement. Le sarcastique dit le contraire de ce qu’il pense sans montrer qu’il pense le contraire de ce qu’il dit, au contraire de l’ironiste qui cherche à se faire comprendre tout en disant le contraire de ce qu’il pense (vous pouvez relire deux fois cette phrase). Le sarcastique se cache quand l’ironiste agit en pleine lumière.

 

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La manipulation est-elle toujours néfaste ?

15 janvier 2018 par jerome lecoq

 

Du lavage de cerveau à la question rhétorique

Pour le sens commun, se faire manipuler c'est être le jouet malheureux d'une personne qui a su exercer à notre insu une influence sur nous pour son propre bénéfice. Nous n'avons pas nécessairement été escroqués, volés ou humiliés mais nous en ressortons avec la désagréable impression d'avoir fait quelque chose contre notre propre consentement, mus par quelque contrainte diffuse qui ne dit pas son nom.

Celui qui manipule utilise autrui pour parvenir à ses propres fins sans que celles-ci soient explicites. Les exemples les plus impressionnants de la manipulation vont jusqu'au lavage de cerveau où un individu est soumis à des messages répétitifs, coupé de son environnement familier et finit par devenir un exécutant aveugle et déshumanisé des ordres que lui intiment son manipulateur. Ceux qui procèdent au lavage de cerveau ont besoin de bons soldats pour faire la sale besogne qui leur répugne ou pourrait les mettre trop en risque personnel. Il est en effet difficile de montrer que nous sommes sous l’emprise d’une conscience extérieure car le manipulé peut par ailleurs fonctionner de manière rationnelle dans sa vie quotidienne. L’exemple le plus proche de nous est celui de jeunes Français qui partent faire le jihad en Syrie alors que rien ne les prédisposait à un engagement si radical pour une cause dont ils ignoraient tout quelques mois plus tôt.

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Pourquoi faut-il penser pendant les vacances ?

27 décembre 2017 par jerome lecoq

 

Penser n'est pas être préocuppé

Les vacances sont un moment propice au repos, aux activités purement récréatives de détente, que cela soit un sport, la promenade, jouer avec ses enfants ou encore lire un roman. Les vacances sont là pour provoquer une rupture dans la suite de routines contraignantes de la vie quotidienne citadine qui s’appuie sur le triptyque travail-famille-amis. Dans ce quotidien la plupart prétendra “trop penser” et les vacances seront alors l’occasion de “ne plus penser”. Or quand les gens disent qu’ils “pensent tout le temps” ou “pensent trop”, ils confondent en fait penser en tant qu’activité libre mais néanmoins rigoureuse de la réflexion sur le monde et soi-même, (ce que nous pourrions également qualifier de “philosopher”) et être préoccupé. Etre préoccupé c'est se soucier en permanence de ce que nous avons à faire : tel rapport à rendre à notre chef, tel cadeau à acheter pour Noel, tel rendez-vous à prendre avec un client ou avec le dentiste, faire faire les devoirs aux enfants, préparer cette présentation power point pour la prochaine réunion de service, faire sa comptabilité...c'est une liste sans fin de tâches quotidiennes et pratiques qui contribuent à nous engluer dans le présent aussi bien qu’à nous rassurer sur notre utilité, notre valeur pour autrui, notre appartenance au monde.

Or quand les gens disent qu’ils “pensent tout le temps” ils confondent en fait penser en tant qu’activité libre mais néanmoins rigoureuse de la réflexion et être préoccupé

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La raison peut-elle séduire ?

29 novembre 2017 par jerome lecoq

 

Séduire pour inviter au dialogue

Difficile alliance au premier abord : la raison est difficile, implacable, abrupte souvent, ses règles sont logiques et impersonnelles, ses arguments objectifs et tranchants. Même si elle est la chose la mieux partagée au monde et que nous ne pouvons nous en passer elle demeure opposée au coeur, à la passion, à la spontanéité.

Séduire, plaire c'est non pas s'adresser à la raison d'autrui mais à ses goûts, à ses penchants naturels, à ce qu'il fait justement sans avoir besoin d'y réfléchir. Socrate s'adressait à la raison de chacun. Mais avant d'y parvenir il usait souvent de stratagèmes pour plaire à ses interlocuteurs : en effet pour faire réfléchir quelqu'un faut-il avant tout l'inviter au dialogue, le mettre en confiance. Car avant de raisonner bien souvent l'être humain ressent, perçoit, voit : il sent d'instinct s'il a affaire à un ami ou un ennemi. On se sert la main en société avant tout pour montrer qu'on ne vient pas avec des armes ce qui en dit long sur la prétendue sociabilité des humains. La méfiance me semble plus naturelle que la confiance chez l'être humain. C'est pourquoi Socrate qui a souvent affaire à des notables essaie d'abord de leur plaire.

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Qu'est-ce que le bonheur ?

16 novembre 2017 par jerome lecoq

Qu’est-ce que le bonheur ? Le sentiment que le pouvoir croît, que la résistance est surmontée. (Nietzsche)
"What is happiness? The feeling that power is growing, that resistance is overcome." (Nietzsche)

Le bonheur est donc un sentiment, par nature fugace. C'est le sentiment d'un effort, c'est la résultante d'une résistance et d'une force, c'est le sentiment que la résistance diminue et que la force augmente, que le pouvoir croît, que la puissance augmente. 

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Voir les problèmes pour s'alléger

4 octobre 2017 par jerome lecoq

Problématiser pour ouvrir

Pourquoi peut-on dire que "problématiser" c'est se rendre la vie plus légère ? Si l'on renverse la question on peut se demander "Qu'est-ce qui rend la vie plus lourde qu'elle ne l'est déjà ?" Il se peut que nous exagèrions l'ampleur des obstacles qui se trouvent sur notre chemin, que nous nous donnions des objectifs trop ambitieux et irréalistes par rapport à nos capacitées réelles, à notre marge d'action, à notre pouvoir d'influence et d'action sur notre environnement direct.

Dans: La philosophie pour améliorer la communication en entreprise Sur le management Dissertation 

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Martyr ou génie ?

4 octobre 2017 par jerome lecoq

"What the age needs is not a genius but a martyr, who in order to teach men to obey would himself be obedient unto death." (S. Kierkegaard)
“Ce que réclame l'époque n'est pas un génie mais un martyr : un homme qui pour enseigner aux hommes à obéir obéirait lui-même jusque dans la mort.” (S. Kierkegaard)

 

Le génie est admiré pour son oeuvre qui éclaire l'humanité de sa profondeur. Mais comment se comparer à un génie ? La différence du génie au commun des mortels est aussi infranchissable que celle de de l'homme à l'aigle, s'il s'agit de voler. C'est d'ailleurs bien pour cela que l'on ne peut envier un génie : il a ce que nous serions bien incapable d'avoir, on ne peut donc que l'admirer sans vouloir le suivre, le génie est pure singularité.

 

Dans: Aphorismes Dissertation 

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Pourquoi la philosophie fait-elle peur ?

2 octobre 2017 par jerome lecoq

De mauvais souvenirs de l’école

La réaction initiale lorsque je propose à quelqu'un de participer à un atelier de pratique philosophique est : "ce n’est pas pour moi je n’aimais déjà pas la philo au lycée". La philosophie impressionne, elle vous regarde de haut. Pourquoi ?

Premièrement probablement par sa difficulté. Les textes auxquels nous avons été confrontés au lycée ont pu nous paraître inabordables, abrupts, abstraits et obscurs. Un texte philosophique ne se laisse en général pas saisir à la première lecture. Lorsque vous entendez le mot “philosophie” c’est comme si du même coup vous toisaient du regard, du haut de leur piédestal, Kant, Platon, Aristote, Descartes, Spinoza et Sartre et qu’ils vous demandaient de surcroît : “qui es-tu toi pour prétendre penser avec nous ?” C’est un peu comme de se comparer à Michael Phelps* alors que vous débutez la natation : il y a de quoi se décourager et passer à autre chose.

 

Dans: Philosophie et psychologie Dissertation 

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Que signifie : "être légitime" ?

29 septembre 2017 par jerome lecoq

On dit par exemple d'une personne qu'elle est légitime à une fonction lorsqu'il y a un consensus autour d'elle pour dire qu'elle a les compétences, les qualités et l'expérience requis pour ce poste. Être légitime c'est par conséquent un jugement subjectif mais très partagé sur la conformité d'une personne, d'un fait, d'une proposition ou d'un argument par rapport à une loi ou une règle tacite. En effet si la règle était juridique on dirait simplement que c'est légal et pas légitime. 

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Qu'est-ce que la confiance ?

25 septembre 2017 par jerome lecoq

Je me suis aperçu avec étonnement que la notion de confiance, pourtant essentielle dans la société et pour la conduite de notre vie et de notre pensée, est cruellement absente de la littérature philosophique. D'un naturel paresseux j'aurais pourtant bien aimé pouvoir me reposer sur la pensée d'un illustre prédécesseur ou même d'un contemporain, mais comme dit l'adage "on n'est jamais mieux servi que par soi-même". Alors j'ai décidé de m'atteler à cette tâche de définir un terme qui pour familier et banal n'en est peut-être que plus difficile encore à analyser.

Qu'est-ce que la confiance ? Ma première réponse la plus intuitive est qu'elle est une espèce de mouvement dans le vide, d'impulsion spontanée qui nous met en mouvement. La question reste de savoir vers qui ou quoi et la nature de ce mouvement. Certaines personnes, certains lieux, certaines ambiances inspirent confiance. Ce mouvement se fait donc vers autrui, vers soi-même, vers un lieu particulier.

 

Dans: De la discussion au dialogue Dissertation 

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Peut-on accepter une idée sans être d'accord avec ?

23 février 2017 par jerome lecoq

Suite aux supplications de nombreux enfants impatients j'ai pris la peine de rédiger un petit texte essayant de voir les enjeux derrière cette question qui a fait jaser dans les chaumières. Je remercie ceux qui ont joué le jeu de la pensée sans se braquer par mes remarques et commentaires parfois abrupts voire brutaux. Je dis aux autres qu'ils feront mieux la prochaine peut-être et les invite à prendre cela comme un jeu mais dont les règles apparaissent au fur et à mesure du dialogue. 

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