Articles - Faiblesse

Seuls les faibles font le mal

23 avril 2019 par jerome lecoq

 

 

 

"Faibles

Seuls les faibles font du mal aux autres. Ils sont ignorants, inconscients, maladroits et peu efficaces." (O. Brenifier)

Qui sont les "forts" dans notre société ? Ceux qui ont confiance, qui font confiance, qui sont généreux, qui sont ouverts, qui sont curieux, perspicaces et aiment se confronter aux autres afin de les découvrir, qui ne se comparent pas mais se développent en apprenant, travaillent sur eux-mêmes avec les autres.

Ils ne sont pas nés forts, ils le sont devenus par un long apprentissage réfléchi de la vie à travers des expériences qui les ont mis à l’épreuve. Ceux-ci ne feront pas de mal parce qu'ils n'agissent que dans le but de comprendre, de donner, de développer, d'améliorer, de construire, d'approfondir, de transmettre et d'éduquer. Même s'ils le font dans un but égoïste et qui leur donne également richesse et puissance, ces deux "biens" ne sont que des effets secondaires de leur objectif principal. Avant d'agir donc ils questionnent, ils apprennent, ils travaillent, consultent, affinent leur pratique, formulent leurs objectifs, prennent conscience de ce qu'ils veulent et en discutent le bien-fondé. Ce type d’hommes et de femmes se retrouve dans toutes les professions mais ils ont en général un côté entreprenant et entrepreneur car ils ont besoin d’exprimer une certaine forme de liberté.

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La peur la rend lucide

15 février 2019 par jerome lecoq

 

 

"Lucidité

Sa peur la rend lucide. Elle leur parle. Mais la peur de la peur les empêche d’écouter." (O. Brenifier)

 

Quelqu'un qui a peur montre sa peur, il la communique à autrui, même s'il ne laisse pas sa peur prendre possession de lui. Celui qui a peur mobilise toutes ses ressources cognitives afin d'échapper au danger réel ou imaginaire. Quand nous faisons face à quelqu’un qui a peur cela influe sur notre imagination, faisant ressortir nos propres peurs enfouies. La peur, comme le rire, est communicative et très vite elle peut se muer en son extrême, la panique. La peur se sent, comme une odeur.

 

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Notre faiblesse en miroir

25 septembre 2017 par jerome lecoq

"Leur propre faiblesse les hante. Ils sentent son haleine sur leur nuque. Son odeur les insupporte. Autrui en devient détestable." (O. Brenifier)

Personne n'aime être mis face à ses faiblesses, surtout lorsqu'il essaie de les masquer ou de s'en débarrasser. Surtout lorsqu'il ne les connaît qu'à moitié, en a une vague intuition, mais s'est développé un système de défense propre à les masquer à tout moment. Or autrui les pointe sans même s'en apercevoir, sans le vouloir, lui qui n'a pas de raison particulière de ménager son interlocuteur, lui qui n'a pas d'enjeu dans la relation puisqu'il n'est ni un ami complaisant ni un membre de la famille qui ne veut pas risquer la crise qui provoquerait la rupture peut-être durable.

Mais celui qui connaît bien sa faiblesse, qui la guette à tout moment sans pouvoir vraiment la travailler, celui-là redoute le prochain moment où elle se donnera à voir , où elle sera l'occasion d'un jugement négatif sur sa personne qui l'obligera à se voir tel qu'il est et non tel qu'il s'imagine.

Alors le prochain qui la lui rappellera, il le détestera pour être la cause de cette déception sur lui-même, il haïra le miroir qui lui renverra l'image de sa laideur. Ce dernier en sera tout étonné lui qui ne pensait pas à mal et ne faisait que dire ce qui tombait sous le sens, ce que n'importe qui aurait pu voir aussi bien que lui-même. Comment pouvait-il se douter que le mot qu'il a prononcé était justement celui que l'autre avait banni de son vocabulaire, le concept fantôme qui le hante continuellement et qui le réveille la nuit ?

Cette faiblesse le hante parce qu’il ne l’a pas affrontée, ne l’a pas travaillée de l’intérieur, ne l’a pas explorée : il n’en n’a même pas vu les aspects positifs. Car si nous pratiquons quotidiennement nos faiblesses, c’est parce qu’elles nous arrangent qu’elles nous définissent, qu’elles font partie de notre être-au-monde, qu’elles sont un mode d’existence. Dès lors les ignorer c’est nous condamner à ce qu’elles nous suivent en permanence comme une mauvaise odeur.

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