Comment être détaché tout en ayant et donnant envie ?

7 mars 2012 par jerome lecoq

Montrer de l’envie c’est montrer que l’on est attaché à un projet, que l’on se passionne pour un sujet, qu’il nous meut sans que nous ayons à y appliquer notre volonté. Etre détaché c’est pouvoir observer les choses et les événements sans que nos sentiments, nos désirs ou nos intérêts puissent venir obscurcir notre jugement. Ces deux là ne vont a priori pas bien ensemble. Du détaché on dit que rien ne le passionne, qu’il est froid et sans passion. Du passionné on dira au contraire qu’il est partial, que sa passion l’emporte et obscurcit son jugement, qu’il est trop « dans son truc, dans son projet, dans son monde ». Or dans une entreprise on préfère quelqu’un qui vit les choses de l’intérieur plutôt que quelqu’un qui les observe froidement. Parce que le premier déplacera des montagnes en pour faire aboutir son projet, quitte à faire quelques erreurs de jugement au passage,  tandis ce que le second, avec toute la clarté de son jugement, ne pourra pas déplacer des foules.

Pourtant l’homme détaché est capable de prendre de bien meilleures décisions a fortiori en période de stress et de grands changements. Il verra plus facilement le bien collectif avant son intérêt personnel et tiendra le cap d’une vision à long terme sans se laisser détourner par les inquiétudes du moment.

L’idéal étant de pouvoir montrer de l’envie et de l’enthousiasme tout en gardant la tête froide dans les moments cruciaux , en mettant temporairement sa passion de côté, en mourant à sa passion, en s’y arrachant pour voir l’autre aspect des choses, celui qui justement ne nous passionne pas. Et pourquoi ne pas se passionner également pour son détachement pourquoi ne pas trouver du plaisir dans le fait de pouvoir prendre de la distance et contempler ce qui se fait en nous et hors de nous sans se laisser emporter par des réactions défensives par peur ou téméraires par enthousiasme ?

Car en matière d’action ces deux menteurs, peur et enthousiasme, sont à traiter avec le même peu d’égards tant ils obscurcissent notre faculté de jugement et son prompts à nous aveugler sur les aspects nécessairement multiples de toute situation. Hors pour bien agir il est nécessaire de prendre en compte une situation dans sa complexité : quelles sont mes options, quels seront les conséquences probables de mon action sur mon environnement direct, comment sera perçue ma décision, ai-je les moyens d’atteindre mes objectifs etc…se détacher de soi pour évaluer la situation, décider puis se replonger « en soi », se re-passionner pour se donner l’envie, se trouver une vision positive qui nous porte et tire les autres avec nous, voilà ce qui semblerait un bon compromis.

 

Commentaire de lolers

12 novembre 2013 à 01:07 PM

Excellent age ! Would you sanity if I royalty your blog along my facebook collection ? There’s a many of persons that I deem would truly enjoy your volume.
writing bachelor thesis