L'homme, cet animal avide

17 octobre 2017 par jerome lecoq

"L'homme veut être heureux alors même qu'il vit de manière à rendre le bonheur impossible" (Augustin)

Curieux animal que cet être humain qui prétend vouloir être heureux alors qu'il fait tout pour se rendre misérable. Telle femme continue à multiplier les expériences désastreuses avec des hommes qui la mènent par le bout du nez, continue à espérer le grand amour et tout ce qui vient avec, tout en reproduisant le même schéma. 

Celle de la femme généreuse prête à tout donner mais qui manque cruellement d'esprit critique dès que cela touche à ses préférences affectives. Ne voulant pas questionner les hommes sur ce qu'ils sont, effrayée à l'idée de les mettre à l'épreuve d'eux-mêmes de peur qu'ils se froissent et partent en courant, elle laisse venir à elle les méchants, les duplices et les incohérents.

La recherche du bonheur et l'avidité marchent main dans la main : celui qui prétend vouloir être heureux masque par ce vouloir une absence de choix et par conséquent de renonciation. "Un homme ça s'empêche" comme dirait Camus et pour être heureux il est préférable de "changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde" pour reprendre Descartes. Mais la route est difficile et le renoncement implique une forme d'ascèse : c'est exactement ce que prônait Epicure mal compris comme un "bon vivant" hédoniste. Le bonheur ne peut être que simple et frugal, sa recherche est déjà une contradiction dans les termes.

Fuyez ceux qui veulent être "tout simplement heureux" : ils sont tout sauf simples, ce sont des avides capricieux qui feront votre malheur après avoir fait le leur. Car l'homme est aussi cet animal égoïste qui préfère de loin emmener les autres dans sa chute plutôt que de se réjouir du bonheur d'autrui, quitte à en être exclu. Humain, trop humain....

Et vous qu'en pensez-vous ?

Dans: Aphorismes 

Commentaire de lilosan

18 octobre 2017 à 11:07 AM

Alors là, très vite, j'en pense que l'homme est représenté tel un prédateur tandis que la bonté et la générosité de la femme la conduit à sa perte. Simpliste, trop simpliste ...