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Leur âme les rançonne

13 février 2019 par jerome lecoq

 

"Dédain

Plongés dans un abîme de dédain pour leur petit être, ils sont fascinés par eux-mêmes. Plus ils se détestent, plus ils s’ignorent, plus encore leur âme se rabougrit et les rançonne durement.” (O. Brenifier)


Comment peut-on à la fois se dédaigner donc s'ignorer, se mépriser, être indifférent à soi-même et en même temps être fasciné par soi. A priori ce qui nous fascine nous attire et dédaigner c'est plutôt repousser, éloigner...

Qu'est-ce qui peut les fasciner chez eux-mêmes si ce n'est leur capacité à faire le mal, à rater, à déplaire, à blesser, à éloigner autrui ?

Dans: Aphorismes 

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La vérité est ce que l'on attend

5 février 2019 par jerome lecoq

 

Vérité

Bien souvent la vérité, c'est ce que l'on attend. On considère vrai ce qui est conforme à nos schémas établis. Ainsi, tout ce qui serait surprenant ou inattendu serait faux. Nous appelons cela incohérence. Mais ce n'est qu'un désir de confort et de protection. (O. Brenifier)

Nous sommes des êtres de désir : même quand nous prétendons écouter sans juger, nous ne faisons que vouloir que ce que nous entendons confirme ce que nous en pensons déjà. Nous sommes des être qui jugeons constamment a priori, n’en déplaise à tous les bien-pensants qui prêchent le “il ne faut pas juger”.

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Promesse

17 janvier 2019 par jerome lecoq

 

"Promesse

Il n’y a pas que ça. Il y a toujours autre chose. Ce n’est jamais assez. Ailleurs, toujours ailleurs, plus loin, plus tard, se trouvent le vrai, le beau et le bien, l’utile et le merveilleux." (O. Brenifier)

 

"Un “tiens” vaut mieux que deux "tu l'auras" “: voilà un bon conseil de sagesse, pour une fois. N'attendons pas que l'on tienne les promesses qui nous ont été faites (et ceci inclut celles que nous nous faisons à nous-mêmes) mais exigeons un commencement d’action ici et maintenant, ne serait-ce que pour avoir une preuve de bonne volonté et éventuellement de compétence.

Cela me fait penser à ces coachs ou ces formateurs que nous invitons régulièrement à nous montrer leur pratique à l'occasion de séminaires de pratique philosophique où nous montrons la nôtre en public. Ils disent toujours "ce n'est pas le moment...", "une autre fois", "je ne suis pas en forme", "je n'ai rien préparé", "il me faut un cas concret" et on ne voit rien. Cela me rappelle également une phrase de Coluche sur les hommes politiques : “ils nous vendent de l'intelligence et ils n'ont pas un échantillon sur eux". On devrait toujours avoir un échantillon sur nous pour montrer tout de suite, ici et maintenant ce que l'on sait faire. “Toujours prêt”, comme disent les scouts. Ne jamais repousser à plus tard, toujours faire avec ce que l'on a, hic et nunc.

Ils sont si nombreux ceux qui exigent "plus de moyens, plus d'argent, plus de temps, plus de reconnaissance, plus d'engagement". Pourquoi ne pas déjà voir ce que vous avez et en tirer le maximum ? Principe de frugalité, principe d'économie, principe de générosité.

En sport ce sont les entraînements où nous sommes le moins en forme et pour lesquels nous avons le moins d'envie mais que nous faisons quand même, qui sont les plus gratifiants. La liberté c'est faire ce que l'on ne veut pas et ne pas faire ce que l'on veut. Dire : je le fais tout de suite, sans délai, sans attendre plus ni plus tard, sans aller ailleurs mais en restant ici, sur place est une manière de se libérer de notre peur de la mise à l’épreuve.

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Supplément d'âme

11 janvier 2019 par jerome lecoq

 

Sagesse

Phrases profondes, prêtes à l’emploi. Sagesse à bon marché. Vérités éternelles, sans bavure. Douceurs qui fondent sous le palais. Supplément d’âme, en toute tranquillité. (O. Brenifier)

 

Peut-être va-t-on bientôt créer des instituts de sagesse comme il y a des instituts de bien-être. On nous lirait des messages de sagesse tout en nous massant dans un jacuzzi, avec une lumière tamisée et une musique d'ambiance. C'est même peut-être déjà pratiqué puisque l'on peut méditer sur des applications qui vous font répéter des phrases, comme des mantras, censées vous ouvrir à leur sens profond. Pourquoi pas..je ne pense pas que cela fasse de mal bien que je pense que cela soit inefficace et pernicieux puisque cela présuppose qu'en entendant un message et en nous concentrant dessus nous serons capables de nous l'appliquer à nous-mêmes.

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L'art peut tout

8 janvier 2019 par jerome lecoq

Art

L’art est véridique, l’art est mensonger ; il endort ou éveille. L’art pacifie, l’art enivre ; il moralise ou libère. L’art est apparence, l’art est substance ; il est traître ou loyal. Éternel et éphémère. (O. Brenifier)

L'art est un performatif : il a pour vocation de provoquer quelque chose chez le public, que ce quelque chose soit une idée, une image, une sensation, une émotion. Le pire pour une œuvre d'art est peut-être l'indifférence. L'art est donc toujours une médiation de l'artiste à lui-même et de l'artiste au public aussi bien que du public à lui-même. L'art, au même titre que la pensée, est avant tout dialogue. Le problème est de savoir ce qu'il dit : on sait ce qu'il provoque chez autrui mais on ne sait pas ce qu'il dit. Si on le savait l'art serait de la philosophie.

L'art dit la vérité parce qu'il est transparent : l'œuvre d'art ne renvoie qu'à elle-même, tout ce qu'elle montre c'est elle-même et elle ne renvoie à rien d'autre qu'à elle-même. La dernière personne à consulter pour trouver une interprétation d'une œuvre est l'artiste lui-même. Souvent celui-ci ne sait pas pourquoi il a fait son œuvre, cela répondait chez lui à une espèce de nécessité intérieure, une force qui le traversait et qu'il n'a fait que suivre sans vraiment y réfléchir.

Dans: Dissertation 

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Voir le mal partout

4 janvier 2019 par jerome lecoq

 

Mal

Rien de ce qui existe n’est bon. Tout est mauvais. Tout est chute, tout est déperdition. Tout est séparation, tout est dissolution. Tout est illusion, tout est poison. Sans doute faux. Mais assez amusant à penser. (O. Brenifier)


Nous connaissons le principe d'entropie : tout système tend à augmenter le chaos en lui-même, aller vers le plus vers le moins organisé, le moins rationnel, le moins vivant, le plus dispersé, isolé, stérile, fixe et mort. Nous n'échappons pas à cette règle bien sûr et nous constatons avec l'âge que nous sommes moins performants physiquement et intellectuellement, que des gens meurent autour de nous, que d'autres perdent l'esprit, la mémoire ou le sens commun. D'autres naissent évidemment et le cycle recommence, ainsi va la vie. C'est la vie dit-on d'ailleurs, parce que nous n'y pouvons rien changer.

Même les grands mythes nous parlent de déchéance et de chute : Adam et Eve n'ont-ils pas été déchus du paradis avant de fonder la communauté humaine qui portera en elle le fardeau de ce péché originel ? Les grandes oeuvres du passé finissent par tomber dans l'oubli et même les étoiles meurent un jour.Tout organisme vivant possède en son principe le fait qu'il mourra un jour après avoir déchu, tout système politique également et toute civilisation même connaît une naissance, une apogée, un déclin puis une fin plus ou moins spectaculaire. De même toute qualité humaine comporte son envers négatif.

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Trouver son meilleur ennemi

30 décembre 2018 par jerome lecoq

 

Amis

"Les amis sont faits pour confirmer ce que vous pensez de vous-même. Penser est fait pour vous faire découvrir ce que vous ne pensez pas de vous-même. Les amis sont plus amicaux que la pensée." (O. Brenifier)

On préfèrera toujours aller discuter avec ses amis plutôt que de penser avec eux. Nos amis viennent confirmer ce que nous pensons déjà de nous-mêmes. Cela même que nous n'aimons pas de nous mais que nous savons néanmoins, ils nous le confirment aussi. Nos amis connaissent nos défauts et nous aussi. Ils choisissent de les accepter, de les mettre de côté et de se concentrer sur ce qu'ils aiment chez nous. Nous faisons exactement la même chose avec nous-mêmes et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Le pire que vous puissiez faire avec votre ami c'est de penser avec lui. Vous lui demanderez de vous dire des choses sur vous-même que vous ignorez : pour cela il aura fallu qu'il vous mette à l'épreuve parce que seule l'épreuve nous révèle à nous-mêmes. Or ce sont plutôt nos ennemis qui nous mettent à l'épreuve : avec des amis on a pas envie de se confronter, d'affronter les parties inconnues de nous-mêmes. Qui sait ce que l'on pourrait trouver sous la surface, peut-être des choses qui obligeraient notre ami à nous fuir, ou pire, qui lui donneraient la clé de notre être ? Les amis sont les dernières personnes au monde dont nous voulons qu'elles nous comprennent : la seule chose que nous leur demandons c'est de nous confirmer ce que nous pensons de nous, généralement en toute complaisance.

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Ils veulent être impressionnés

28 décembre 2018 par jerome lecoq

 

 

Grandiose 

Ils aspirent au grandiose, au miraculeux, au profond, au paradoxal. Ils veulent être impressionnés. Magie de la parole. Promesse d’absolu. La poussière du monde les indispose. (O. Brenifier)

 Le phénomène des conférences TED m'a toujours laissé dubitatif : certes on y apprend des choses fort intéressantes, notamment dans le domaine de la technologie ou des sciences, dans la mesure où des spécialistes vulgarisent leurs travaux et les mettent en valeur. Cependant je ne peux m'empêcher d'avoir une impression de superficialité, de faux, dans ces présentations hyper-léchées que les candidats ont maintes fois répétées comme s'ils jouaient Hamlet au Stade de France.

Cette volonté d'impressionner, de faire le show à l'américaine me laisse toujours un gout de farine dans la bouche, j'allais dire de poussière. Cela correspond à l'air du temps : nous sommes tellement sollicités de toutes parts qu'il faut en faire des tonnes pour attirer l'attention du public blasé. Il faut qu'il fasse "waouh !". Il faut que la connaissance soit scénarisée, dans ce qu'on appelle le story telling, afin que les spectateurs soient captivés par l'histoire, qu'ils voient une intrigue avec des personnages qui traversent des épreuves et peut-être en sortent "grandis".

Dans: Dissertation 

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L'enfermement par l'imagination ou l'entendement

14 décembre 2018 par jerome lecoq

 

 

Enfermement

"Ce qui est donné est donné, pensent les uns. Tout est possible, pensent les autres. Nécessité fait loi. Ou bien, rien n’est exclus. Les premiers s’enferment dans leur entendement. Les seconds s’enferment dans leur imagination." (O. Brenifier)

 

Il y a des personnes qui s'enferment dans leur imagination. Voilà une idée à rebrousse-poil. On pourrait penser au premier abord que l'imagination justement nous permet de nous évader d’une réalité trop banale ou trop maussade. Que l'on pense à l'enfant en classe qui se met à rêvasser d'ailleurs en regardant les oiseaux par la fenêtre. Rêver est une manière de s'évader de son enfermement physique. L'imagination fait galoper l'esprit sans limites en dehors des bornes que la raison lui assigne en temps normal, elle enchaine les idées les unes aux autres sans souci de lien logique ni d'articulation solide. Elle est pure liberté.

Cependant aucune liberté n'est pure : la liberté a besoin de contraintes pour s'exprimer. Etre libre sans être responsable c’est tomber dans les pires excès de la subjectivité, dans la tyrannie des plaisirs.

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Ne pas ignorer la force de la nature en nous

31 octobre 2018 par jerome lecoq

 

"Il ne s'avouait rien à lui-même, ni sa jalousie, ni son ressentiment, ni sa frustration. Il niait la nature. Il ignorait le sens, de ces courtes et violentes éruptions, que malgré lui il s'autorisait. Rares éclairs d'une passion maladive et bien cadenassée." (O.B.)

 

Y a-t-il une nature des passions qui sourd en nous ? Devons-nous ignorer, faire taire nos sentiments, nos émotions, nos passions, tristes le plus souvent ou bien faut-il se les avouer à soi-même et aux autres ?

Pour celui qui se veut fort, fier et puissant, avouer ses frustrations et ses ressentiments est une épreuve de se voir faible, petit, mesquin, corruptible, dépendant. Or comme on le sait bien, "chassez le naturel et il revient au galop" : nier cette nature c'est se prétendre surnaturel, divin, au-dessus des hommes, race supérieure. Les Dieux grecs punissaient cette faute du nom d’hybris. Les Dieux non plus d’ailleurs n’étaient pas exempts de passion ce qui les rendait proche des hommes.

Mais s'autoriser ces moments de violence, ces éruptions c'est aussi accepter qu'elles déteignent sur notre environnement, qu'elles fassent du mal aux autres et que ceux-ci en pâtissent. C'est une attitude profondément égocentrique au fond, assez irresponsable. Parler de ses sentiments n'est certes pas facile pour celui qui se veut fort : c'est admettre son impuissance à dompter les forces de la nature. Alors Il préserve son image au prix d’un fort refoulement de ses émotions. S’il acceptait sa faiblesse, il se montrerait certes vulnérable mais plus proche des autres, plus humain et plus généreux. Cela serait le vrai courage.

Dans: Profils philosophiques 

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Pourquoi agissons-nous de manière compulsive ?

5 octobre 2018 par jerome lecoq

 

"J'agis donc je suis. Intense besoin d'avancer. Toute requête de suspension ou même ralentir est vaine. Tous ces idiots sur le chemin, perte de temps. Efficacité." (O.B.)

Comment dire du mal de l'efficacité ? La capacité à faire bien les choses en un temps minimal a toujours le vent en poupe. Faire bien les choses voilà qui est bien. Cela permet de réserver du temps pour autre chose. Pour faire bien d'autres choses, encore plus. Mais si on prend du plaisir à ce que l'on fait pourquoi voudrait-on les faire le plus rapidement ? Ah oui parce qu'on ne les fait pas pour le plaisir mais par obligation, elles sont les moyens qui nous permettront d'atteindre notre but.

Un enfant qui joue ne se dépêche pas pour jouer, il ne cherche pas l'efficacité ni l'optimisation. Il fait les choses lentement, il se trompe, recommence, répète, encore et encore. Les enfants veulent qu'on leur relise inlassablement la même histoire, pas une autre, la même. Les enfants sont distraits par un rien et s'intéressent aux choses que nous ne regardons plus depuis longtemps comme les pigeons ou les oiseaux (pour ceux qui restent). Ils voient autre chose que ce que nous voyons dans les choses : ils imaginent, font des liens, ils relient l'histoire à un événement de leur vie actuelle et ils s'expliquent leurs angoisses en les projetant dans les contes.

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Les faits sont des constructions mentales

5 octobre 2018 par jerome lecoq

 

"Les faits sont des constructions mentales. Néanmoins, ils existent. Ce sont simplement des constructions mentales qui résistent de manière plus agressive à toute critique ou déconstruction." (O.B.)

Les faits sont des constructions. Je vois le soleil qui brille dehors. C’est un fait. Pourtant je signifie ce fait par une phrase avec des mots, je construis mentalement ce que signifie pour moi le phénomène que je perçois. Une autre personne verra aussi le soleil mais peut être pour elle sera-t-il juste là sans briller. Il y aura deux faits : le soleil est là, le soleil brille. Une autre dira peut être “il n’y a pas de nuages” et donnera une autre construction mentale par l’absence, la négation. Ce qui est permanent c’est qu’il y a quelque chose qui provoque des constructions mentales, il y a un phénomène.

 

Dans: Vidéos 

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Ils veulent des réponses pour éviter de penser

4 octobre 2018 par jerome lecoq

"Pour eux, les réponses répondent. Il n'y a plus rien à faire. Ils peuvent enfin se reposer. Ils ne réalisent pas que les réponses sont des pièges pour la pensée. Sables mouvants où les idées s'enlisent, pour ne plus jamais revenir." (O.B.)

Nous voulons tous des réponses à nos questions. Cela nous rassure, cela nous comble, nous ôte notre angoisse. Pour un temps. Mais pour un temps seulement. Il n'y a rien de mal à donner une ou des réponses pour peu que nous n'en faisions pas des portes scellées qui viendraient à jamais engloutir la question qui les a générées. Une réponse doit aussi être une ouverture et un appel à d'autres questions, afin de poursuivre le dialogue. Une théorie n'est jamais venue clouer le bec à une question, sauf si elle montre que la question était mal posée.

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La culpabilité

14 septembre 2018 par jerome lecoq

Passion triste

Pourquoi se sent-on coupable ? Se sentir coupable c'est avoir la conscience d'avoir transgressé une règle tacite ou explicite à laquelle nous avons souscrit, volontairement ou par consentement passif. La culpabilité est un sentiment qui fait partie des passions tristes de l'âme et rend le Sujet lourd, pesant, rabougri. Je ne parle pas ici de la culpabilité objective ou juridique qui indique le positionnement objectif du sujet juridique par rapport à la règle.

Pourquoi cette lourdeur, ce poids qui nous pèse sur les épaules durablement ? Pour se sentir coupable il faut avoir une conscience morale par conséquent un sens assez développé d'autrui et du fait que nous vivons dans une organisation sociale. Ce poids pourrait être celui des autres.

Dans: Dissertation 

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Qu'est-ce que l'humiliation ?

7 septembre 2018 par jerome lecoq

 

Etre humilié cela signifie donner à montrer en public un décalage entre ce que nous prétendons être et ce que nous sommes vraiment. Dans toute humiliation il y a une révélation pour soi et pour autrui. Pour soi parce que l'on comprend que les autres vous ont mis à nu et pour autrui car il comprend que vous ne valez pas ce que vous prétendiez.

C'est la raison pour laquelle l'humilié ressent de la honte : se voyant impuissant il veut disparaître, il veut mourir au monde et à lui-même et l'exposition publique lui est insupportable car elle le rappelle constamment à lui-même.

Attitudes face à l'humiliation

Pour l'observateur d'une humiliation il peut y a avoir plusieurs attitudes : la compassion, l'indifférence, la réjouissance, l'indignation. Celui qui compatit se met à la place de l'humilié et souffre par procuration. L'indifférent n'aimerait pas être à sa place mais il ne se soucie pas vraiment du sort qu’il pense mérité de l'humilié.

Dans: Dissertation 

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Quand on fait quelque chose, le veut-on ?

23 août 2018 par jerome lecoq

Si je le fais c'est que je le veux

Quand je me fais un café le matin, c'est peut-être par habitude mais si je ne le voulais pas je ne le ferais pas. Admettons donc simplement que si je me fais un café c'est parce que je le veux, de même que lorsque je vais à la piscine ou au cinéma. Pourtant on m'objectera aussitôt : mais quand tu te réveilles le matin fatigué(e) et que c'est ton réveil qui te réveille, le veux-tu ? Si on te demandait ton avis à ce moment, tu répondrais surement : "mais non je ne veux pas me lever mais il le faut !".

Dans ce cri du cœur on sous-entend que si on ne se lève pas on arrivera en retard au travail, on ratera la réunion avec ses collaborateurs, on se fera recadrer par son boss et on se fera même peut-être licencier pour faute professionnelle ! Bref on se lève parce qu'on craint les conséquences négatives du fait de faire la grasse matinée un jour de travail. Nous dirons que nous y sommes obligés, contraints, forcés.

Pourtant regardons y d'un peu plus près. Ce travail, avec certes des contraintes mais aussi des avantages comme de percevoir un salaire, nous l'avons bien voulu. Nous avons consenti à faire un certain nombre de sacrifices, dont celui de ne pas faire la grasse matinée en semaine, pour obtenir les bénéfices qu'il nous apporte. Donc si on remonte d'un cran dans l'échelle de notre volonté, on peut dire que nous avons choisi ce travail et donc nous avons choisi de nous lever. Donc on peut dire qu'à la fois on veut et on ne veut pas se lever le matin.

 

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Pourquoi voulons-nous être rassurés ?

24 juillet 2018 par jerome lecoq

 

En général quand on veut être rassuré c'est que l'on a peur de quelque chose. Les enfants ont peur du noir car ils s'imaginent que quelque monstre va en surgir et ils demandent à leurs parents de les rassurer. Ceux-ci en général de manière rationnelle leur expliquent que les monstres n'existent pas et par leur attitude, tendre, bienveillante et rassurante, font taire momentanément leur peur. Il s'agit ici d'une peur irrationnelle puisque son objet est irréel, fantasmé, inventé par l'imagination fertile des petits.

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Peut-on s'accomplir soi-même à travers le travail ?

18 juillet 2018 par jerome lecoq

 

Les conditions d'un accomplissement de soi

On remarque dans cette question que l'accomplissement de soi a besoin d'une médiation : on ne s'accomplit pas soi-même "naturellement". On ne peut pas dire par exemple que les animaux s'accomplissent car il n'y a pas de médiation entre eux et eux-mêmes : ils existent et remplissent leur vie comme leur instinct le leur dicte. Chez l'être humain cette médiation est opérée par la conscience : on ne peut s'accomplir que par la conscience.

Par ailleurs toute une tradition philosophique identifie le travail à une aliénation : le travail est justement ce qui fait que nous ne sommes pas nous-mêmes, que nous sommes esclaves de celui qui possède notre force de travail, en l'occurrence l'actionnaire qui possède le capital. Le fruit de notre travail nous est confisqué par la possession extérieure des moyens de production par le "capitaliste" dans la tradition marxiste. Par ailleurs il existe un certain nombre de métiers que l'on pourrait juger abrutissants par la répétition des tâches qu'ils impliquent, par le morcellement de ces taches qui font que le travailleur ne sait pas dans quel but il travaille quand ce n'est pas carrément pour rien. Aujourd'hui s'ajoute également les distractions constantes dont sont victimes les travailleurs pendant l'exercice de leurs tâches.

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La curiosité est-elle une qualité ou un défaut ?

14 juillet 2018 par jerome lecoq

 

La curiosité est une disponibilité a priori aux choses, aux êtres, aux événements, aux idées. Par cette disponibilité nous laissons les choses venir à nous et le sens s'y donner : les choses nous interpellent, nous les questionnons et désirons des réponses à nos questions. Si ce sont des êtres alors nous leur posons des questions comme le font les enfants qui questionnent de manière candide et sans se préoccuper de la bienséance : ils demanderont sans gêne son âge à une femme ou si "elle a un amoureux" car ils veulent comprendre dans quel monde vit cette personne et ils veulent s'y relier. 

Dans: Dissertation 

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Avons-nous du mal à penser la finitude de notre existence ?

4 juillet 2018 par jerome lecoq

 

On peut toujours imaginer comment était le monde avant notre naissance : nos parents nous auront raconté leur histoire d'avant notre conception et puis il y a aussi l'Histoire. Nous savons bien qu'avant nous il n'y avait pas rien et que nous avons commencé notre existence à un moment déterminé dans le temps et dans l'espace, même si nous ne gardons aucune mémoire de ce moment. Des témoins en général suffisent à attester que notre existence a bien eu un commencement et que nous n'existons pas "de tous temps".

Dans: Dissertation 

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