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Apprendre à penser à vos enfants

24 avril 2018 par jerome lecoq

 

Bonjour à tous chers parents,

Venez apprendre à vos enfants entre 8 et 12 ans à penser ensemble. Je convie vos chères têtes blondes entre 8 et 12 ans à une session de pratique philosophique en ligne au cours de laquelle ils apprendront à écouter leurs camarades, à poser des questions, à patienter et à se poser, à trouver des idées par eux-mêmes, à réfléchir sur leur vie celle de leur entourage : bref, à philosopher.

Cette session gratuite durera 45 min. Pour cela les enfants s'engageront à rester concentrés devant leur écran sans faire autre chose, sans parler à d'autres personnes ni regarder la télé ou jouer à la tablette en même temps. Je leur raconterai une petite histoire et leur poserai des questions dessus.

Pour cette séance en ligne et en visioconférence il faudra être dans un endroit calme, vous munir d'un ordinateur équipé d'une caméra (intégrée sur la plupart des modèles) et pas d'une tablette ni d'un tel mobile car nous écrirons aussi sur un document en ligne. S'ils n'écrivent pas vous pourrez écrire pour eux ou je le ferai.

Vous parents pourrez bien sûr assister à la séance en observateurs attentifs mais sans intervenir. Vous pourrez apprendre des choses sur votre enfant et peut être sur vous qui sait ?

Je ne suis pas encore fixé sur la date aussi je vous propose 3 dates que j'ai mises dans un Doodle : en répondant au sondage vous m'aiderez à choisir le meilleur créneau horaire. Ces dates sont le mercredi 2 mai à 19h00, le jeudi 3 mai à 19h00 ou le samedi 5 mai à 10h00 ou à 18h00.

Choisir votre horaire

J’espère vous voir nombreux.

 

Bien à vous

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Les consolations de l'existence : 7 - Echapper au monde - Oblomov

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

La vie d'Oblomov est médiocre, il est impuissant et paresseux, il vit couché sur son divan, après avoir abandonné tous ses rêves. C'est ainsi que nous pouvons résumer le personnage célèbre représenté par Ivan Gontcharov, un tel mythe littéraire qu'il a produit un archétype existentiel: l'oblomovisme, à l'instar du bovarysme, du Don Juanisme ou Quichottisme. Comme toujours, un portrait excessif fait écho en nous tous, dans un coin de l'âme, une disposition déformée, plus ou moins forte selon les individus, dans ce cas la tendance à procrastiner. Mais si nous examinons de plus près notre héros, nous pouvons donner plus de substance à ce qui semble a priori un comportement absurde.

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Les consolations de l'existence : 8 - La Raison - Les mémoires d'Hadrien

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

En 1951, Marguerite Yourcenar a publié des Mémoires d'Hadrien, où elle a recréé la vie et la mort du grand empereur romain. L'ancien chef médite sur son passé, ses triomphes et ses échecs, son amour pour Antinoüs et sa philosophie. Dans le dernier chapitre, Patientia, il est vieux et malade, la mort arrive, et il se console par la méditation et la contemplation des idées, par la raison. Il souffre physiquement, il pense au suicide, mais il ne veut pas abandonner les plaisirs et la jouissance de la vie, même si son corps le trahit lentement. Il nous prévient contre un «combat sans gloire contre le vide, l'aridité et la fatigue, la nausée de l'existence, conduisant à un désir de mort», bien que «la possibilité perpétuelle de suicide m'a aidé à supporter l'existence avec moins d'impatience, de même que la simple présence d'une potion sédative a un effet apaisant sur un homme souffrant d'insomnie.» De plus, il ne veut pas montrer d'indifférence à ses amis, et il considère qu'un empereur ne peut se suicider que pour des raisons d'Etat.

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Les consolations de l'existence : 10 - Devenir quelqu'un - Macbeth

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

(Version corrigée - Traduction de l’anglais au français - Marie Vilain)

Macbeth, baron de Glamis, gagne en héros la bataille contre une armée de rebelles, consolidant fidèlement le pouvoir du Roi Duncan. Mais l’âme des hommes est toujours hantée par d’horribles fantômes. Ici ils sont représentés par trois sorcières qui prédisent à notre héros qu’il deviendra baron de Cawdor et roi d’Ecosse.

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Les consolations de l'existence : 5 - La nostalgie - La madeleine de Proust

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

Le romancier français Marcel Proust est bien connu pour sa madeleine éponyme, célèbre épisode issu de son roman "Du côté de chez Swann". Par hasard, sa mère lui a offert une tasse de thé chaud avec des madeleines qu'il a plongées dans le thé avant de les mettre dans sa bouche, produisant un effet puissant: «Aussitôt que le liquide chaud mélangé avec les miettes a touché mon palais, un frisson me traversa et je m'arrêtai, saisi par l'extraordinaire chose qui m'arrivait."

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Les consolations de l'existence : 6 - Le joueur de Dostoïevski

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

Au cours de sa vie tumultueuse, l'écrivain russe Fédor Dostoïevski a lutté contre une dépendance au jeu de la roulette, une habitude qui l'a conduit à la faillite à plusieurs reprises. Pire encore, il entraînait souvent sa famille dans la dette avec lui, ce qui leur causait de grandes douleurs. Dans son roman, le joueur, écrit comme une tentative d'exorciser son propre démon, il décrit ce qu'il appelle une maladie. Dans le même temps, de manière ambiguë, tout en analysant crûment la dimension pathologique de cette activité, il loue l'esprit qui anime sa passion brûlante. Par exemple, c'est l'occasion pour lui de défendre le caractère russe, passionné, contre la mentalité froide et calculatrice des hommes d'Europe occidentale.

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Les consolations de l'existence : 9 - L'appartenance au groupe - Le Vilain Petit Canard

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

Il y a différentes manières de lire le conte d'Andersen: «Le Vilain Petit Canard», ce pauvre oiseau menant une vie misérable jusqu'à la fin heureuse. Une façon d'interpréter cette fable est que le héros ignore d'abord sa propre identité : il n'est pas un canard, une réalité qu'il découvrira lorsqu'il rencontrera les cygnes. Une autre est qu'il est laid dans sa jeunesse parce qu'il n'est pas encore lui-même, il deviendra son vrai "lui" à mesure qu'il se développera, puis deviendra beau.

 

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Les consolations de l'existence : 17 - Le pouvoir - Le parfum (Süskind)

12 avril 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

Le parfum, un roman de Patrick Süskind, raconte l'histoire de Grenouille. Né illégitime, sa mère le jette dans une poubelle. Plus tard, il la dénonce, elle est exécutée. Les infirmières l'abandonnent : il mange trop et n'a pas l’odeur normale d’un bébé. Enfant abandonné, il travaille dur pour survivre.

Dans: Consolations 

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Le consommateur, ce phobique de l’engagement

22 mars 2018 par jerome lecoq

 

S'engager c'est sortir d'un monde de virtualités, de possibles agréables, du rêve et de ses illusions excitantes pour rentrer dans une voie qui oblige à regarder devant soi en acceptant de donner, à voir de l’intérêt dans un domaine plus restreint et plus contraint et à découvrir un nouveau monde hors de soi. S'engager c'est « se mettre en gage » donc se mettre en risque, s'abandonner donc accepter de perdre l'illusion réconfortante du contrôle de tous les possibles pour rentrer dans le concret, dans le réel, dans la vie. Celui qui ne s'engage pas n'aime pas la vie, raison pour laquelle il peut aussi aimer la routine, les habitudes, l'immobilité qui lui permet de regarder passer le monde sans y prendre part. Il se prend pour Dieu mais n’est qu’impuissant.

Dans: Dissertation 

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Liberté et angoisse ou nécessité et joie ?

14 mars 2018 par jerome lecoq

L'obéissance est-elle une vertu ?

15 février 2018 par Jérôme Lecoq

 

Ce dialogue est une auto-consultation c'est-à-dire que c'est moi qui fais les questions et les réponses. Cela suit le même principe qu'une consultation philosophique à deux et oblige à se "couper en deux" afin de se voir comme une autre personne. Cela permet de se voir penser tout en traitant une question. Ainsi on peut repérer ses erreurs de logique, ses présupposés, ses croyances, ses "angles mort" de la pensée. Vous êtes invité(e) à critiquer vous-même ce dialogue si vous percevez problèmes quelconques.

Vous pouvez également m'envoyer vos questions que je traiterai comme dialogue ou m'envoyer vos propres autoconsultations que je commenterai. Alors à vos stylos cher(e)s lecteurs et lectrices.

Dans: Dialogues 

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Doit-on uniquement respecter ceux qui nous respectent ?

14 février 2018 par jerome lecoq

 

Le respect repose sur la connaissance d'autrui

Si l'on se fie à la définition du terme de respect, «aptitude à considérer le passé pour en tirer des conclusions sur notre attitude à adopter pour le présent" alors la réponse est clairement non. Le respect appliqué à l'être humain signifie que l'on doit connaitre ses actes passés afin de le respecter et le fait que quelqu'un connaisse mon passé et le juge digne de respect n'implique évidemment pas la réciproque. Par conséquent le respect se gagne, se mérite, et il n'y a pas de raison de respecter quelqu'un que l'on ne connait pas. C'est pourquoi la réputation est si importante dans la notion de respect : c'est elle qui vous précède et donne des raisons aux gens de vous respecter, sans même vous connaitre.

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Pourquoi questionner fait peur

7 février 2018 par jerome lecoq

 

Le questionnement peut facilement être considéré comme une menace, car on pourrait vouloir préserver la mystérieuse intériorité où se trouve le sacré. En protégeant cette intimité, on a l'impression de ne pas l'épuiser, de ne pas la souiller en la soumettant à l'exposition de la conscience, aux yeux des autres et de soi-même. Par conséquent, le questionnement est considéré comme mauvais et même sacrilège. Le questionnement des idées est souvent considéré au mieux comme un exercice formel. Au pire comme une activité corruptrice. Il se trouve une compréhension tacite supposée, au-delà des mots, et les mots ne peuvent qu’atteindre superficiellement ce lien. L'horizon d'une telle perspective relationnelle est l'idée que la véritable unité peut supporter le silence, et même que dans le silence, elle trouvera sa véritable existence. Les mots ne sont que des mots, ils ne sont que des sons et des illusions. Comment pourrait-on prendre au sérieux tout type de questionnement ? On s'irritera même à l'idée que cet échange verbal ou cette quête aurait un sens réel, qu'il serait pris au sérieux. Le dialogue peut ainsi être considéré comme une menace pour l'intimité, gâchant le véritable contact mystique : la fusion des âmes. Les mots risquent de provoquer le désaccord, l'incompréhension, l'aliénation. Or la simple présence de deux corps ou de deux âmes ne laisse aucune aspérité, ne crée aucune friction. Cela donne un sentiment de paix intérieure et de fusion. Nous sommes au-delà de toute différence, nous sommes dans la coïncidence des contraires, dans la fusion des différences. Le dialogue verbal implique une séparation, une distance, à la fois physique et psychologique. On ne peut pas dialoguer en étreignant l'autre, en le touchant et bien sûr en l'embrassant.

Dans: Dissertation 

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A quoi sert le sarcasme ?

1 février 2018 par jerome lecoq

 

A rien a priori me direz-vous. Le sarcasme est méchant, il prend autrui comme objet de défoulement de notre ressentiment, il ne fait que rendre autrui triste ou agressif sans vraiment le faire réfléchir, il peut humilier autrui sans que l'humiliation ne lui serve de leçon puisqu'il n'y a dans le sarcasme, contrairement à l'ironie, pas de message, pas d’enseignement. Le sarcastique dit le contraire de ce qu’il pense sans montrer qu’il pense le contraire de ce qu’il dit, au contraire de l’ironiste qui cherche à se faire comprendre tout en disant le contraire de ce qu’il pense (vous pouvez relire deux fois cette phrase). Le sarcastique se cache quand l’ironiste agit en pleine lumière.

 

Dans: Dissertation 

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Les consolations de l'existence : 16 - L'héroïsme - Lord Jim

31 janvier 2018 par jerome lecoq

 

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

Lord Jim, héros de Joseph Conrad, a commis son propre péché "originel", et il passera sa vie à essayer d'oublier ou de se pardonner lui-même. Beaucoup d'entre nous vivent avec le souvenir troublant d'une action qui a marqué notre vie, en tant que victime ou en tant que coupable, un souvenir qui devient le sujet central de notre existence, une lutte pour notre estime de nous-même et notre dignité.

Dans: Consolations 

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Qu’est-ce qu’un cabinet de philosophie ?

17 janvier 2018 par jerome lecoq

 

Un cabinet est une pièce retirée où l’on mène des activités discrètes, de nature privée, en opposition au salon ou à la salle à manger qui sont des lieux de réception. Le cabinet de philosophie est donc destiné à l’entretien particulier, en opposition à un atelier, un débat, un cours ou une conférence. De ce fait, il y sera traité de questions singulières, plutôt que de questions générales, c’est-à-dire centrées sur un individu particulier, ce qui ne restreint en rien l’universalité des propos tenus. Car il s’agit tout d’abord de distinguer l’entretien philosophique privé - ou consultation philosophique – d’une consultation de type psychologique, auquel il sera trop facilement associé. Cette distinction nous permettant déjà de définir quelque peu la spécificité de l’activité. 

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La manipulation est-elle toujours néfaste ?

15 janvier 2018 par jerome lecoq

 

Du lavage de cerveau à la question rhétorique

Pour le sens commun, se faire manipuler c'est être le jouet malheureux d'une personne qui a su exercer à notre insu une influence sur nous pour son propre bénéfice. Nous n'avons pas nécessairement été escroqués, volés ou humiliés mais nous en ressortons avec la désagréable impression d'avoir fait quelque chose contre notre propre consentement, mus par quelque contrainte diffuse qui ne dit pas son nom.

Celui qui manipule utilise autrui pour parvenir à ses propres fins sans que celles-ci soient explicites. Les exemples les plus impressionnants de la manipulation vont jusqu'au lavage de cerveau où un individu est soumis à des messages répétitifs, coupé de son environnement familier et finit par devenir un exécutant aveugle et déshumanisé des ordres que lui intiment son manipulateur. Ceux qui procèdent au lavage de cerveau ont besoin de bons soldats pour faire la sale besogne qui leur répugne ou pourrait les mettre trop en risque personnel. Il est en effet difficile de montrer que nous sommes sous l’emprise d’une conscience extérieure car le manipulé peut par ailleurs fonctionner de manière rationnelle dans sa vie quotidienne. L’exemple le plus proche de nous est celui de jeunes Français qui partent faire le jihad en Syrie alors que rien ne les prédisposait à un engagement si radical pour une cause dont ils ignoraient tout quelques mois plus tôt.

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Les consolations de l'existence : 15 - L'indifférence - L'étranger (Camus)

9 janvier 2018 par jerome lecoq

(Traduction de l’anglais Marie Vilain)

Par Oscar Brenifier

L’être humain souffre. De ses limites, de sa finitude, de la distance entre son être et ses aspirations, de la fracture de son être, éclaté entre diverses aspirations ou pulsions, de la tension entre son individualité et son entourage. Pour compenser, pour traiter sa douleur à défaut de la guérir, nous nous inventons des consolations, diverses manières d’exister qui nous permettent de survivre existentiellement. Certes, on peut aussi nommer cela « projet de vie » ou « manière d’être ». Nous le nommons consolation. Et nous relisons divers auteurs dans cette perspective, afin de comprendre comment chacun de nous se console, chacun à sa façon.

« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. ». En présentant Meursault ainsi, dans l’Etranger, Albert Camus montre l’apathie de son héros, et nous plante au cœur de sa philosophie. Le monde n’a aucun sens, nous traversons juste la vie en automates en prétendant que les règles que nous suivons sont ancrées dans la raison, mais nous ne sommes pas dupes. Meursault ne veut pas jouer le « jeu », ou ne peut pas, petite nuance. Et il développe de l’indifférence comme consolation à sa peine.

 

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Pourquoi faut-il penser pendant les vacances ?

27 décembre 2017 par jerome lecoq

 

Penser n'est pas être préocuppé

Les vacances sont un moment propice au repos, aux activités purement récréatives de détente, que cela soit un sport, la promenade, jouer avec ses enfants ou encore lire un roman. Les vacances sont là pour provoquer une rupture dans la suite de routines contraignantes de la vie quotidienne citadine qui s’appuie sur le triptyque travail-famille-amis. Dans ce quotidien la plupart prétendra “trop penser” et les vacances seront alors l’occasion de “ne plus penser”. Or quand les gens disent qu’ils “pensent tout le temps” ou “pensent trop”, ils confondent en fait penser en tant qu’activité libre mais néanmoins rigoureuse de la réflexion sur le monde et soi-même, (ce que nous pourrions également qualifier de “philosopher”) et être préoccupé. Etre préoccupé c'est se soucier en permanence de ce que nous avons à faire : tel rapport à rendre à notre chef, tel cadeau à acheter pour Noel, tel rendez-vous à prendre avec un client ou avec le dentiste, faire faire les devoirs aux enfants, préparer cette présentation power point pour la prochaine réunion de service, faire sa comptabilité...c'est une liste sans fin de tâches quotidiennes et pratiques qui contribuent à nous engluer dans le présent aussi bien qu’à nous rassurer sur notre utilité, notre valeur pour autrui, notre appartenance au monde.

Or quand les gens disent qu’ils “pensent tout le temps” ils confondent en fait penser en tant qu’activité libre mais néanmoins rigoureuse de la réflexion et être préoccupé

Dans: Dissertation 

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