Consultation par chat à partir d'un conte philosophique

Répondez à la question qui suit le texte suivant et écrivez vos 3 réponses dans le formulaire de contact ci-contre. Pour chaque réponse vous devrez fournir un argument afin de justifier votre réponse.

Une fois que vous aurez envoyé vos réponses, le philosophe-praticien vous enverra par mail une invitation pour vous connecter à Google hangout, un système de chat, et vous commencerez la consultation par chat. Celle-ci durera une demie-heure et sera basée sur l'analyse de vos réponses à la question.

Le long voyage de Fatima

Il était une fois une jeune femme nommée Fatima, fille d’un commerçant très prospère, qui habitait au Maghreb. Le père décida un beau jour de partir avec elle en voyage d’affaires, de l’autre côté de la Méditerranée. « Peut-être pourras-tu trouver un bon époux », lui dit-il. Après quelques heureuses escales, où le père fit de bonnes affaires et où Fatima rêvait de son futur mari, le bateau fit naufrage sur la rive égyptienne. Le père se noya et Fatima se retrouva perdue, dans le dénuement le plus total. Heureusement, elle fut recueillie par une famille de drapiers, pauvres, qui l’hébergèrent et lui apprirent les rudiments de leur art. Au bout d’un certain temps, elle finit par se réconcilier avec son sort malheureux. 

Un jour où elle se promenait le long du rivage, des trafiquants d’esclaves la saisirent de force et l’emmenèrent jusqu’à Istanbul. Ils la traitèrent durement, et la pauvre Fatima se plaignait amèrement
de son sort : elle était malheureuse. Lorsqu’elle fut exposée sur le marché, un fabricant de mâts qui cherchait des ouvriers eut pitié d’elle, qui était si triste. Il l’acheta pour lui offrir une vie plus douce,
comme servante de sa femme. Mais en arrivant chez lui, cet homme apprit qu’il était ruiné, car des pirates avaient saisi son unique navire ainsi que toute sa cargaison. N’ayant plus les moyens d’employer des ouvriers, il se mit à construire des mâts lui-même, avec l’aide de sa femme et de Fatima, ce qui représentait un dur labeur.En guise de reconnaissance, Fatima travailla âprement, et au bout d’un certain temps, ils connurent à nouveau la prospérité. Le patron finit par l’affranchir, fit d’elle son associée et elle connut à nouveau un certain bonheur. 

Un jour, il décida d’envoyer Fatima avec une cargaison de mâts de l’autre côté des mers, en Asie, pour les vendre avec un meilleur profit. Mais le navire, pris dans un ouragan, fit naufrage. Fatima réussit avec peine à rejoindre le rivage. Elle se lamentait, pensant que sa vie était une catastrophe permanente, car à chaque fois qu’elle était heureuse, ses espoirs se trouvaient anéantis. « Pourquoi faut-il toujours que je connaisse le malheur ? » s’écria-t-elle, en larmes, couchée sur le sol. Mais comme personne ne lui répondait, elle se releva et se mit à marcher vers l’intérieur des terres.Sans le savoir, elle était arrivée en Chine. Or, il y circulait depuis des siècles une légende, selon laquelle une étrangère arriverait un jour et fabriquerait une tente pour l’empereur. Dans ce pays, nul ne savait ce qu’était une tente ni comment la faire. Mais on espérait toujours que la prophétie se réaliserait. Aussi, au début de chaque année, des hérauts parcouraient la contrée, en annonçant partout que toute étrangère arrivant dans le pays devrait être immédiatement conduite au palais.

Lorsque les gens virent Fatima arriver dans leur ville, ils lui expliquèrent qu’elle devait se rendre immédiatement à la cour, et l’y accompagnèrent. Une fois devant l’empereur, on lui demanda si elle savait faire une tente. Elle répondit que oui, et demanda de la corde. Malheureusement, il n’y en avait pas. Mais elle se souvint de son travail de fileuse : elle ramassa donc du lin et confectionna des cordes. Ensuite, elle demanda du drap et il n’y en avait pas. Mais elle se souvint de son travail de tisserand et fabriqua le drap. Enfin, elle demanda des piquets, qui n’existaient pas non plus. Mais elle se souvint de son travail sur le bois, et elle fabriqua elle-même les piquets. Puis, se remémorant les diverses tentes qu’elle avait vues et habitées, elle en fabriqua une. Lorsque l’empereur vit le résultat, il fut émerveillé. En guise de récompense, il offrit à Fatima d’exaucer tous ses vœux. Elle décida d’épouser un jeune prince et de rester en Chine, où elle eut de nombreux enfants, vécut heureuse et très longtemps. 

Question

Répondez à cette question de 3 manières différentes en vous appuyant sur le texte. Chaque réponse devra comporter un argument pour la justifier. 

- Pourquoi le travail joue-t-il un rôle important dans cette histoire ?