J'ai honte. Est-ce une bonne chose ?

lundi 25 janvier 2021 20h30 - 22h30 En ligne

 
 
Nous avons honte lorsque nous voyons qu'autrui nous voit faisant ou disant une chose qui viole un tabou ou une règle que nous avons intériorisée, parfois dès le plus jeune âge.
Nos premiers sentiments de honte surviennent probablement lorsque nous apprenons la pudeur, entre 3 et 5 ans. Le petit d'homme déjà pudique qui voit qu'on le voit nu ressent de la honte. Il rougit de sa nudité et se dérobe aux regards. Les jeunes enfants par la suite ont souvent honte de parler de leurs amoureux(ses) puis vient l'adolescence et ses nombreuses occasions d'avoir honte (honte de son corps, de ses vêtements, de ses parents, de son milieu social…).
La honte peut être un sentiment utile car il est un puissant inhibiteur : les Inuites parait-il font honte à leurs enfants lorsqu'ils marchent sur de la glace fine afin de les protéger d'une mort certaine. De même il peut être bénéfique pour un professionnel d'avoir honte d'être pris en flagrant délit d'une erreur grossière (oublier de rentrer les volets après le décollage pour un pilote de ligne par exemple) ou pour un être humain de se voir ignorant alors qu'il prétend savoir de manière arrogante.
 
Toute honte est un puissant moteur de changement et de remise en question comme le savait bien Socrate qui faisait honte à ses interlocuteurs en leur montrant l'inconsistance de leurs opinions.
Pourtant la honte peut aussi être illégitime et mortifère lorsqu’elle empêche le Sujet de dire ce qu'il devrait dire ou de faire ce qu'il devrait faire (pour son propre bien ou celui des autres).
 
Avoir honte de parler en public alors que personne ne nous veut du mal et que nous avons en plus des choses intéressantes à dire est dommage. Des accidents d'avions se sont produits parce que le copilote n’osait pas contredire le commandant de bord de peur de subir la honte de dire une bêtise.
De manière générale, toutes les situations où le pouvoir en place pratique l'humiliation publique entrainent des phénomènes de honte qui se retournent contre le sujet et contre l'organisation qu'il sert.
 
Voici le thème qui nous occupera lors de cet atelier gratuit (je sollicite néanmoins vos dons) de dialogue socratique.
 
Ne soyez pas en retard car je verrouillerai l'accès à la réunion Zoom à partir de 20h45.
 
Pour vous inscrire et obtenir le lien Zoom pour cet atelier, allez sur ce lien :
http://www.dialogon.fr/inscription-a-latelier-philo
 
Ces ateliers reposent sur la méthode de la Consultation Philosophique Socratique qui est une méthode permettant de développer les compétences (http://www.dialogon.fr/les-competences-de-la-pensee-critique) et attitudes de la pensée (http://www.dialogon.fr/les-attitudes-du-dialogue).
Dans cette approche le philosophe-praticien vous met à l'épreuve de vous-même par son questionnement.
 
Afin de tirer le meilleur parti de ces ateliers je vous invite à consulter le "pacte socratique" qui donne un cadre à ces dialogues qui peuvent déstabiliser : http://www.dialogon.fr/le-pacte-socratique et à regarder des vidéos sur le site de http://www.dialogon.fr/videos.
Enfin vous trouverez dans ce groupe des ressources de vidéos d’anciens ateliers et des membres qui sauront répondre à vos questions : 
 
Je me réjouis de vous rencontrer lors de ces ateliers.
Jérôme LECOQ
P.S.
Eviter les mobiles et tablettes parce que nous travaillerons également sur un google doc que je vous enverrai dans la discussion de l’événement et assurez-vous d’être dans un endroit calme.