Articles - Avidité

A quoi sommes-nous occupés ?

6 juillet 2021 par jerome lecoq

 

Cela ne suffit pas d'être occupé : les fourmis aussi sont occupées. La vraie question est "à quoi sommes-nous occupés ?".

C'est parce qu'il regrettait de passer sa vie à des occupations qui lui paraissaient vaines que Thoreau a vécu deux ans seul dans une cabane au bord d'un lac dans le New Jersey au milieu du 19ème siècle. Il déplorait déjà que la majorité de ses concitoyens "perdent leur vie à la gagner" comme le disait le slogan de 68. Alors il mit en application ses préceptes et nous livre son expérience à travers un livre, Walden.

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Pourquoi agissons-nous de manière compulsive ?

9 juin 2021 par jerome lecoq

 

"J'agis donc je suis. Intense besoin d'avancer. Toute requête de suspension ou même ralentir est vaine. Tous ces idiots sur le chemin, perte de temps. Efficacité." (O.B.)

Efficacité

Comment dire du mal de l'efficacité ? La capacité à faire bien les choses en un temps minimal a toujours le vent en poupe. Faire bien les choses voilà qui est bien. Cela permet de réserver du temps pour autre chose. Pour faire bien d'autres choses, encore plus. Mais si on prend du plaisir à ce que l'on fait pourquoi voudrait-on les faire le plus rapidement ? Ah oui parce qu'on ne les fait pas pour le plaisir mais par obligation, elles sont les moyens qui nous permettront d'atteindre notre but.

Un enfant qui joue ne se dépêche pas pour jouer, il ne cherche pas l'efficacité ni l'optimisation. Il fait les choses lentement, il se trompe, recommence, répète, encore et encore. Les enfants veulent qu'on leur relise inlassablement la même histoire, pas une autre, la même. Les enfants sont distraits par un rien et s'intéressent aux choses que nous ne regardons plus depuis longtemps comme les pigeons ou les oiseaux (pour ceux qui restent). Ils voient autre chose que ce que nous voyons dans les choses : ils imaginent, font des liens, ils relient l'histoire à un événement de leur vie actuelle et ils s'expliquent leurs angoisses en les projetant dans les contes.

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Qu'est-ce que l'égoïsme ?

15 mars 2021 par jerome lecoq

Subjectivisme et objectivisme

L'égoïsme est une force, souvent irrésistible et inconsciente d'ailleurs ce qui est bien un des problèmes, qui nous pousse à orienter nos pensées nos actions et nos attitudes avant tout vers la satisfaction de notre intérêt personnel. Intuitivement nous pensons que le contraire de l'égoïsme c'est l'altruisme, l'intérêt porté au contraire vers autrui. Mais autant il n'est pas très difficile d'identifier des personnes égoïstes autant l’altruisme est suspect de n’être qu’une attitude de façade. L’altruiste est suspect parce qu’il trouve une forme de plaisir et de reconnaissance à son altruisme, ce qui en fait en fin de compte également un égoïste par destination pourrait-on dire. En effet on voit beaucoup de personnes qui s'occupent d'autrui soit parce qu'elles se sentent seules et veulent de la compagnie, ou bien parce qu'elles veulent se faire aimer ou reconnaitre comme altruiste (qui est une vertu socialement valorisée en général), ou encore parce qu'elles espèrent en retirer une forme de reconnaissance politique afin d'obtenir des suffrages par exemple.

Il existe cependant des personnes qui ressentent une joie authentique à se soucier des autres alors qu'elles n'espèrent pas en retirer de gratification particulière, y compris par la personne objet de leur sollicitude. En général elles le font de manière anonyme et désintéressée. On peut trouver notamment ces personnes chez les catholiques pratiquants pour qui la charité est un précepte très fort.

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10 raisons pour lesquelles nous mentons

26 janvier 2021 par jerome lecoq

 

1 - Autodéfense

Nous mentons par peur d'être confondus, d'être pris en flagrant délit de faute, de transgression. Il y a souvent une honte qui nous pousse à mentir de manière purement réactionnelle et automatique par instinct de survie, de protection de notre image, de notre intégrité sociale ou de notre honneur pour les personnes particulièrement fières. Les enfants le font très fréquemment lorsqu'ils savent qu'ils ont enfreint une règle des adultes, que ce soit à l'école, en famille ou dans la société en général.

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L'insatisfait

12 janvier 2021 par jerome lecoq

 

 Par Oscar Brenifier.

Certaines personnes souffrent d’insatisfaction chronique. Rien ne peut les satisfaire. A la fois elles aspirent fortement à la plénitude, à être comblées, et cela leur est impossible, ce qui reste assez cohérent. Car la mesure de leur espérance, de leur attente, détermine l’ampleur de leur déception, de leur désespoir. Les gens, le monde, la réalité, mais surtout eux-mêmes, bien que très souvent ils ne soient pas conscients du phénomène qui les habite, ne sauraient être à la hauteur de leurs expectatives. 

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Faut-il écouter ses désirs ?

6 janvier 2021 par jerome lecoq

 

Nous sommes des êtres désirants pensait Spinoza. La moindre des choses que nous désirions est de persévérer dans notre être, de développer notre puissance d’exister Mais voilà : notre puissance est limitée par la réalité, celle-ci vient faire obstacle à nos désirs, car ces derniers sont infinis tandis ce que notre pouvoir d’action sur la réalité est limité. Je ne peux pas être à deux endroits en même temps par exemple, ni faire en sorte que quelqu’un m’aime, ni voler ou être invisible.

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Avons-nous du mal à sortir de l'enfance ?

15 décembre 2020 par jerome lecoq

 

 

I - Oui

Premièrement l'enfance est un refuge heureux, pour la plupart d'entre nous qui a plutôt bien vécu son enfance.

1 - Nous avions l'amour inconditionnel de nos parents qui nous accompagnaient pour toutes les difficultés : apprendre à marcher, être propre, à s'habiller, nous tenir pour faire du vélo, etc. Nous l'avons surement oublié mais voilà probablement la seule époque de notre vie au cours de laquelle des adultes s'occupaient de nous intégralement et comblaient tous nos besoins immédiats : manger, dormir, nous réchauffer, avoir de l’affection, communiquer, nous déplacer, apprendre à comprendre le monde et nous-mêmes.

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12 raisons pour lesquelles nous compliquons les choses

22 octobre 2020 par jerome lecoq

 

1 - Un discours compliqué a l'air intelligent à peu de frais : il nous suffit de rajouter des mots savants et d'apposer des idées les unes après les autres sans nous contredire. Cela nous fera passer pour savants sans avoir à faire beaucoup d'efforts.

Concept : image

2 - Nous sommes avides et ne choisissons pas entre nos désirs ce qui nous pousse à vouloir tout faire à la fois. Immanquablement nous manquons de temps, nous nous précipitons, commettons des erreurs et accumulons les nouvelles tâches à faire. Cela fait boule de neige et finit par rendre notre vie compliquée car il y en a dans tous les sens.

Concept : avidité

3 - Nous ne prenons pas le temps de réfléchir sur ce que nous disons et nous répétons donc la même chose ce qui est une forme de complication. Ou bien nous nous contredisons sans nous en rendre compte ce qui rend notre discours incohérent et donc compliqué pour nous-mêmes et les autres.

Concept : précipitation

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Gagner sa vie en corrompant son esprit

22 novembre 2019 par jerome lecoq

 

Incongru 

Ils gagnent leur vie. Ils accumulent des biens. Ils parent à l'immédiat. Leur esprit se fourvoie. Ils se perdent eux-mêmes. (O. Brenifier)

 

N'est-il pas confortable d'avoir des obligations, des devoirs, des urgences, des pseudo-nécessités ? Qu'il est doux de ne pas avoir à penser, de savoir exactement ce que nous devons faire pour survivre, surnager, nous distinguer dans ce bocal, faire son trou. Il suffit d'accumuler : projets, biens, postes, responsabilités, titres, diplômes, décorations, nominations, magistratures, promotions. Tout cela en gagnant sa vie.

Mais quoi ? Y gagne-t-on la vie ? La vie a-t-elle besoin qu'on la gagne ? Est-ce une compétition, une espèce de course ? Mais contre qui ? Qui en fixe les règles, le prix, la récompense ? Peut-on sortir du jeu quand nous sommes lassés du jeu ? Et si on ne le peut pas alors est-ce une vie ou une prison ?

En partant du principe que nous ne coïncidons pas avec nous-mêmes et nous cherchons, accumuler des biens permet-il de se trouver ? L'accumulation de biens peut-elle donner un sens à notre vie ? Admettons-le à titre d’hypothèse.

Le problème se pose alors de la limite : à partir de quelle quantité de biens serons-nous satisfaits ? Première question. En général nous ne nous fixons pas de limites et c’est bien là que les choses se gâtent, que l’ubris des Grecs nous guette, cette maladie de la démesure que les tragédies ont si bien su mettre en vie.

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Banalité

20 novembre 2019 par jerome lecoq

 

Banalité

"Il ne voulait pas être banal. Il voulait être original. Il était avide, pressé et ambitieux. Comment peut-on être plus banal ?" (O. Brenifier)

 

Celui qui veut être original veut se distinguer au regard d'autrui, il a donc un souci d'image, de reconnaissance. Il n'est donc pas assuré de ce qu'il est, autrement pourquoi voudrait-il exister dans les yeux d'autrui. Il ne se reconnaît pas lui-même, ne se donne pas ou peu de valeur. Sa valeur il l'attend de la reconnaissance d'autrui. Il fera tout pour être original : ce faisant il ne fait que se conformer à ce qu'il imagine que les autres voudraient qu'il soit. 

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Ce qui nous rend stupides (4) - L'avidité

9 octobre 2019 par jerome lecoq

 

Je partirai d'une présupposition : nous avons tous la possibilité d'être intelligents, profonds, rationnels, astucieux à divers moments de notre vie. Certains ont supprimé la plupart des obstacles qui se trouvaient sur la voie de l'intelligence et ils sont la plupart du temps "intelligents", d'autres ne l'ont pas fait et sont la plupart du temps dans le brouillard de la stupidité, cette forme d’inertie de la pensée, quoique celui-ci puisse se dissiper en quelques rares moments. Entre les deux se situe la majorité d’entre nous, qui oscille entre intelligence et stupidité.

En partant de ce postulat il m'a semblé intéressant d'identifier tous les obstacles qui se mettent sur notre route pour accéder à une raison puissante et efficace, souple, ouverte, dialectique.

 

L'avidité est un désir constant d'acquérir toujours plus : toujours plus de savoir, de richesse, de pouvoir, de reconnaissance, de pouvoir, d'amour, de sens. L'avidité s'applique à de nombreux "objets" qui sont autant de manques existentiels. En étant avides nous voulons être plus, nous ne nous satisfaisons pas de ce que nous sommes.

Pourquoi l'avidité nous rendrait-elle stupides ? A chaque type d'avidité son type de stupidité.

Savoir

L'avide de connaissances excite et stimule son intelligence par l'accumulation de savoirs souvent inutiles. Cette avidité le dispense de penser par lui-même et de réfléchir avec ce qu'il a : il préfère aller chercher ce qui a déjà été pensé par d'autres, il se noie dans les références et les autorités savantes. Il a le complexe de l'académique dont les notes de bas de pages sont plus importantes que son propre texte. Il veut constamment “se nourrir” de nouvelles sources d’informations de manière compulsive, il a un avis sur tout mais a du mal à penser et faire des hypothèses à partir de peu. Il ne sait plus créer sa propre pensée.

Ce type de stupidité par le savoir a déjà été développé dans un précédent articles (cf Ce qui rend stupide : le savoir)

L'avidité pour la richesse et les signes extérieurs qui l'accompagnent (souvent) témoignent d'un désir mimétique : on désire le désir de l'autre, on désire que l'autre désire ce que nous avons, qu'il nous envie. Ce désir est par nature superficiel et vide puisqu'il pointe vers un autre désir, en ce sens il est vain donc stupide.

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L'intelligent artificiel

14 mai 2019 par jerome lecoq

 

"Il est intelligent. Il a des intuitions. Il ne pense pas. Il prononce, il profère, il éructe, ne parle pas. Bribes et miettes. Il n’entend rien, ni autrui, ni lui-même. Lambeaux d’esprit éparpillés dans le désert." (O.B.)

"L’intuition c’est comme le talent. Sans travail ce n’est qu’une sale manie." m'a dit un jour quelqu'un.

Sans travail les intuitions s'expriment. Mal, en général, sous formes d'opinions qui surgissent comme des fulgurances et que le Sujet est bien en peine d'argumenter et de justifier, en dépit de son intelligence. Il compensera cette non-pensée par un surcroît d'énergie émotionnelle et corporelle, comme l'on voit parfois ces personnes qui tentent d'évangéliser les masses en répétant un monologue et qui s’excitent au son de leur propre voix ou d’autres qui se défoulent dans une logorrhée écrite sur les réseaux sociaux.

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Abandonner les connaissances, les plans et la sagesse

17 avril 2019 par jerome lecoq

 

 

"Abandon

Les connaissances sont utiles. Les plans sont utiles. La sagesse est utile. Surtout lorsque l’on sait les abandonner.” (O. Brenifier)

 A un moment donné il faut savoir lâcher tout ce qui nous rassure : la connaissance qui nous donne l'illusion de la certitude, de la solidité de notre savoir et du fait d'être dans notre "bon droit", le plan celui de la connaissance de l'avenir, de la maîtrise de l'atteinte de notre objectif et de la prévision des risque et des alea et enfin la sagesse qui nous donne l'illusion que nous adoptons l'attitude la plus raisonnable, celle qui obtiendra l'assentiment du plus grand nombre et qui nous rendra conforme à ses attentes.

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Promesse

17 janvier 2019 par jerome lecoq

 

"Promesse

Il n’y a pas que ça. Il y a toujours autre chose. Ce n’est jamais assez. Ailleurs, toujours ailleurs, plus loin, plus tard, se trouvent le vrai, le beau et le bien, l’utile et le merveilleux." (O. Brenifier)

 

"Un “tiens” vaut mieux que deux "tu l'auras" “: voilà un bon conseil de sagesse, pour une fois. N'attendons pas que l'on tienne les promesses qui nous ont été faites (et ceci inclut celles que nous nous faisons à nous-mêmes) mais exigeons un commencement d’action ici et maintenant, ne serait-ce que pour avoir une preuve de bonne volonté et éventuellement de compétence.

Cela me fait penser à ces coachs ou ces formateurs que nous invitons régulièrement à nous montrer leur pratique à l'occasion de séminaires de pratique philosophique où nous montrons la nôtre en public. Ils disent toujours "ce n'est pas le moment...", "une autre fois", "je ne suis pas en forme", "je n'ai rien préparé", "il me faut un cas concret" et on ne voit rien. Cela me rappelle également une phrase de Coluche sur les hommes politiques : “ils nous vendent de l'intelligence et ils n'ont pas un échantillon sur eux". On devrait toujours avoir un échantillon sur nous pour montrer tout de suite, ici et maintenant ce que l'on sait faire. “Toujours prêt”, comme disent les scouts. Ne jamais repousser à plus tard, toujours faire avec ce que l'on a, hic et nunc.

Ils sont si nombreux ceux qui exigent "plus de moyens, plus d'argent, plus de temps, plus de reconnaissance, plus d'engagement". Pourquoi ne pas déjà voir ce que vous avez et en tirer le maximum ? Principe de frugalité, principe d'économie, principe de générosité.

En sport ce sont les entraînements où nous sommes le moins en forme et pour lesquels nous avons le moins d'envie mais que nous faisons quand même, qui sont les plus gratifiants. La liberté c'est faire ce que l'on ne veut pas et ne pas faire ce que l'on veut. Dire : je le fais tout de suite, sans délai, sans attendre plus ni plus tard, sans aller ailleurs mais en restant ici, sur place est une manière de se libérer de notre peur de la mise à l’épreuve.

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Ils veulent des réponses pour éviter de penser

4 octobre 2018 par jerome lecoq

"Pour eux, les réponses répondent. Il n'y a plus rien à faire. Ils peuvent enfin se reposer. Ils ne réalisent pas que les réponses sont des pièges pour la pensée. Sables mouvants où les idées s'enlisent, pour ne plus jamais revenir." (O.B.)

Nous voulons tous des réponses à nos questions. Cela nous rassure, cela nous comble, nous ôte notre angoisse. Pour un temps. Mais pour un temps seulement. Il n'y a rien de mal à donner une ou des réponses pour peu que nous n'en faisions pas des portes scellées qui viendraient à jamais engloutir la question qui les a générées. Une réponse doit aussi être une ouverture et un appel à d'autres questions, afin de poursuivre le dialogue. Une théorie n'est jamais venue clouer le bec à une question, sauf si elle montre que la question était mal posée.

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Avons-nous du mal à penser la finitude de notre existence ?

4 juillet 2018 par jerome lecoq

 

On peut toujours imaginer comment était le monde avant notre naissance : nos parents nous auront raconté leur histoire d'avant notre conception et puis il y a aussi l'Histoire. Nous savons bien qu'avant nous il n'y avait pas rien et que nous avons commencé notre existence à un moment déterminé dans le temps et dans l'espace, même si nous ne gardons aucune mémoire de ce moment. Des témoins en général suffisent à attester que notre existence a bien eu un commencement et que nous n'existons pas "de tous temps".

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Le consommateur, ce phobique de l’engagement

22 mars 2018 par jerome lecoq

 

S'engager c'est sortir d'un monde de virtualités, de possibles agréables, du rêve et de ses illusions excitantes pour rentrer dans une voie qui oblige à regarder devant soi en acceptant de donner, à voir de l’intérêt dans un domaine plus restreint et plus contraint et à découvrir un nouveau monde hors de soi. S'engager c'est « se mettre en gage » donc se mettre en risque, s'abandonner donc accepter de perdre l'illusion réconfortante du contrôle de tous les possibles pour rentrer dans le concret, dans le réel, dans la vie. Celui qui ne s'engage pas n'aime pas la vie, raison pour laquelle il peut aussi aimer la routine, les habitudes, l'immobilité qui lui permet de regarder passer le monde sans y prendre part. Il se prend pour Dieu mais n’est qu’impuissant.

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L'homme, cet animal avide

17 octobre 2017 par jerome lecoq

"L'homme veut être heureux alors même qu'il vit de manière à rendre le bonheur impossible" (Augustin)

Curieux animal que cet être humain qui prétend vouloir être heureux alors qu'il fait tout pour se rendre misérable. Telle femme continue à multiplier les expériences désastreuses avec des hommes qui la mènent par le bout du nez, continue à espérer le grand amour et tout ce qui vient avec, tout en reproduisant le même schéma. 

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Quand l'avide tourne à vide

18 mai 2016 par jerome lecoq

L'avidité est le fait de vouloir tout ce qui passe à notre portée. Ce "tout" peut consister en biens matériels, connaissances, gratifications, succès, signes de reconnaissance sociales. L'avide est comme le trou noir qui aspire toute matière qui passe à sa portée. L'avide n'est jamais satisfait, il en veut toujours plus.

Tout se passe comme si les mots actaient du fait que l'avide voulait nier le vide en lui en le remplissant par tous les moyens.

 

Partant de là on ne sait pas ce qu'il cherche avec cette accumulation de choses : peut-il digérer tout cela ? Qu'en fait-il ? Quand on parle de reconnaissance sociale par exemple l'avide fonctionne comme si autrui lui donnait son existence, sa légitimité, son être même. Sans ce qu'il convoite il n'est plus rien, il n'a plus de but, il ne sait plus quoi faire, il erre dans l'espace, dans le vide. Il y a un rapport sémantique entre avide et « à vide ». Tout se passe comme si les mots actaient du fait que l'avide voulait nier le vide en lui en le remplissant par tous les moyens. Mais le puits est sans fonds, c'est un tonneau des Danaïdes.

"Quand tu regardes l'abîme, l'abîme te regarde en retour." disait Nietzsche.

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