Articles - Déni

21 nuances de mensonge (Partie I)

2 février 2021 par jerome lecoq

 

1 - La mauvaise foi

Une des formes les plus courantes du mensonge, la mauvaise foi est un mensonge conscient ou semi-conscient qui consiste à éviter, travestir, déformer ou nier la vérité. Elle survient lorsqu'un jugement nous est désagréable, lorsque notre opinion est menacée ou lorsque quelque chose nous inspire le dégout, la honte, l'irritation ou la tristesse. Elle va de pair avec une forme d'entêtement et peut confiner à l'absurde lorsque tout le monde, y compris le menteur, que ce qu'il dit est notoirement faux. Chez Sartre elle est le signe de celui qui prétend ne pas être libre par exemple chez le garçon de café ou le bon élève qui prétendent faire corps avec ce qui n'est qu'une fonction. A noter que la victimisation est une forme très à la mode de la mauvaise foi car c’est une manière assez puissante d’éluder à moindres frais sa responsabilité dans une action aux conséquences négatives.

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10 raisons pour lesquelles nous mentons

26 janvier 2021 par jerome lecoq

 

1 - Autodéfense

Nous mentons par peur d'être confondus, d'être pris en flagrant délit de faute, de transgression. Il y a souvent une honte qui nous pousse à mentir de manière purement réactionnelle et automatique par instinct de survie, de protection de notre image, de notre intégrité sociale ou de notre honneur pour les personnes particulièrement fières. Les enfants le font très fréquemment lorsqu'ils savent qu'ils ont enfreint une règle des adultes, que ce soit à l'école, en famille ou dans la société en général.

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3 manières de refuser le dialogue

12 avril 2019 par jerome lecoq

 

"Il y a ceux qui aiment bien dire "on ne peut pas séparer les choses comme cela" il y ceux qui aiment bien dire "cela n'a strictement rien à voir" et puis il y a ceux qui refusent de dire autre chose que ce qu'ils disent." (O. B.)

 

Il y a d’abord ceux qui disent qu’il est impossible de séparer donc d'analyser les choses qui fonctionnent en système dynamique : les séparer c'est les tuer donc on ne peut pas analyser le fonctionnement d'un système, seulement décrire ses effets.

Or nous passons notre temps à séparer les choses afin d'en parler : nous séparons le contenu d'un discours de sa forme, l'objectif des moyens pour y parvenir, l'être de l'apparaître, le pouvoir de la séduction, l'émotion du comportement. Sans séparation artificielle par le langage, pas de langage donc pas de pensée. C'est pour cela que la pensée n'est jamais neutre puisqu'elle prend parti en choisissant de distinguer ce qu'elle veut distinguer au sein de monde ambiant.

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Ne pas ignorer la force de la nature en nous

31 octobre 2018 par jerome lecoq

 

"Il ne s'avouait rien à lui-même, ni sa jalousie, ni son ressentiment, ni sa frustration. Il niait la nature. Il ignorait le sens, de ces courtes et violentes éruptions, que malgré lui il s'autorisait. Rares éclairs d'une passion maladive et bien cadenassée." (O.B.)

 

Y a-t-il une nature des passions qui sourd en nous ? Devons-nous ignorer, faire taire nos sentiments, nos émotions, nos passions, tristes le plus souvent ou bien faut-il se les avouer à soi-même et aux autres ?

Pour celui qui se veut fort, fier et puissant, avouer ses frustrations et ses ressentiments est une épreuve de se voir faible, petit, mesquin, corruptible, dépendant. Or comme on le sait bien, "chassez le naturel et il revient au galop" : nier cette nature c'est se prétendre surnaturel, divin, au-dessus des hommes, race supérieure. Les Dieux grecs punissaient cette faute du nom d’hybris. Les Dieux non plus d’ailleurs n’étaient pas exempts de passion ce qui les rendait proche des hommes.

Mais s'autoriser ces moments de violence, ces éruptions c'est aussi accepter qu'elles déteignent sur notre environnement, qu'elles fassent du mal aux autres et que ceux-ci en pâtissent. C'est une attitude profondément égocentrique au fond, assez irresponsable. Parler de ses sentiments n'est certes pas facile pour celui qui se veut fort : c'est admettre son impuissance à dompter les forces de la nature. Alors Il préserve son image au prix d’un fort refoulement de ses émotions. S’il acceptait sa faiblesse, il se montrerait certes vulnérable mais plus proche des autres, plus humain et plus généreux. Cela serait le vrai courage.

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