Articles - Fragilité

Pourquoi avons-nous des secrets ?

22 août 2019 par jerome lecoq

 

Un secret est la connaissance d'une action, d'une pensée ou d'une parole, prononcée ou faite pour nous-mêmes ou autrui, que nous voulons cacher à autrui. Le secret a toujours une fonction de protection : par le secret, nous nous protégeons nous-même ou autrui du jugement moral ou des conséquences concrètes et néfastes que la révélation du secret aura.

Protéger son image ou celle d’autrui

Nous pouvons vouloir garder le secret pour quatre raisons principales :

La première est par culpabilité ou honte de la pensée ou de l'action secrète. C’est un secret dans la relation à moi-même et à l’image que je veux donner de moi : je garde le secret pour me protéger de la condamnation morale par mon prochain.

C'est par exemple le fait d'avoir eu des pensées envieuses pour la femme d'un ami ou d'avoir commis une action répréhensible comme de voler dans la caisse d'un magasin ou dans le portefeuille de ses parents. Parfois le secret est lourd à porter et la culpabilité nous ronge tellement que nous nous sentons obligés, afin de nous libérer du poids du secret, de le confier à un tiers de confiance, ou encore mieux à un étranger dont nous savons qu'il n'a aucun enjeu personnel avec nous. C'est dans la religion catholique d'ailleurs la fonction de la confession de faire en sorte que le confessé soulage sa conscience auprès du confesseur, généralement un prêtre. D’aucuns prétendent d’ailleurs que la psychothérapie présente la version séculière moderne de la confession religieuse.

Porter un secret est lourd et cela mobilise nos forces mentales tant la tentation est grande d'en partager le fardeau : livrer un secret c'est effectivement prendre le risque de se faire condamner mais aussi celui de se faire comprendre et donc aussi accepter et excuser d’une certaine manière. Comprendre quelqu’un serait ainsi l’excuser pour son humanité.[1]

Dans: Culpabilité Peur Secret Honte Fragilité 

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Fragile, manier avec précaution

30 novembre 2016 par jerome lecoq

M(a)on cher(e) fragile,

Tu te sens vulnérable, tu peines à avancer en pleine lumière, tes pas sont mal assurés et tu n'as pas confiance en toi ni dans le monde qui t'entoure d'ailleurs. Autrefois tu aurais cherché à te renforcer avant d'affronter le monde, tu aurais développé ta force en te soumettant à des épreuves t'obligeant à travailler des points faibles et renforcer tes points forts, tu aurais essayé de compenser cette fragilité par le travail, la préparation et des stratagèmes adaptés.

Ton préambule favori avant de parler est « je ne suis pas sûr(e) ou » brandissant ton insécurité comme un gage de modestie, de prudence et d’humilité. Ton meilleur argument ? « J’ai un doute… »

Dans: Faiblesse Douleur Gentillesse Fragilité 

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