Articles - Le pari de la pensée

Pourquoi penser n'est ni discuter ni échanger des opinions ?

30 novembre 2016 par jerome lecoq

 

Penser, pour le sens commun, c'est réfléchir, c'est-à-dire penser à quelque chose, c'est se parler mentalement en posant un objet de réflexion. Pour la plupart d'entre nous c'est produire une opinion en réponse à la question "Que penses-tu de cela ?". Dans cette question on entendra souvent "Es-tu d'accord avec cette opinion ou pas ? et pourquoi ?"

Avec le "pourquoi" la question se complique déjà un peu 

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Pour bien penser arrêtons de penser

18 juillet 2016 par jerome lecoq

 

Je suis philosophe-praticien et mon métier est d'apprendre aux gens à mieux penser et se penser seul et en groupe. Or ce qui empêche le plus souvent les gens de penser c'est qu'ils ont trop de choses qui leur passent par la tête, cela se “bouscule au portillon”. Ils ont l'impression d'avoir plein d'idées mais aucune n'est claire, donc aucune n'est vraie pour reprendre Spinoza. Pour les aider il faut que je canalise leur pensée en leur demandant par exemple de ne répondre à ma question que par un seul mot, un concept unique. L'exercice leur parait insurmontable, terriblement réducteur car ils ne savent pas quel mot choisir. Alors je leur demande de prendre n'importe lequel et de commencer avec cela. Le choix que je les pousse à opérer a pour effet de "vectoriser" leur pensée et d'avancer dans une hypothèse, aussi improbable soit-elle.

Quand je leur explique que c'est justement quand il y a de la certitude qu'il n'y a plus de pensée, ils sont surpris. Evidemment puisque le modèle qu'ils ont en tête est celui du bon élève à la française qui veut faire plaisir au professeur et veut avoir les bonnes notes

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Quel pari voulons-nous faire ?

27 avril 2016 par jerome lecoq

 

Commençons par une affirmation qui pourra paraitre péremptoire au lecteur (que j’invite évidemment à critiquer) : la souffrance morale de celui qui traverse une épreuve, indépendamment de la souffrance physique, dépend de la valeur qu’il a placée dans ce qu’il est en train de perdre. Et la valeur qu’il a placée dans cet objet, cet être ou cette notion est sa responsabilité et sa responsabilité seule.

 la souffrance morale de celui qui traverse une épreuve, indépendamment de la souffrance physique, dépend de la valeur qu’il a placée dans ce qu’il est en train de perdre

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