Articles - Tristesse

Quelles sont les douleurs morales ?

3 juillet 2021 par jerome lecoq

 

Lorsque nous nous référons à la douleur psychologique, nous entendons généralement des sentiments négatifs, des sentiments douloureux qui, comme Spinoza l’a joliment dit, « diminuent la puissance d’exister » du Sujet. Passons les tranquillement en revue.

 

Tristesse

La première et la plus évidente est la tristesse, comme lorsque les gens subissent la perte d’un être cher. Ils souffrent, avec des signes physiques comme les pleurs et la perte d’appétit, de la perte irrémédiable de la personne avec qui ils ont partagé de nombreuses tranches de vie joyeuses et moins joyeuses. Ces moments-là sont perdus à jamais et ne survivront que dans leur mémoire. Avec la perte, ils vivent la finitude radicale de leur être et le silence en retour de leurs appels désespérés. Leur cœur est lourd, leur énergie est épuisée, ils perdent leur appétit pour la vie, ils voient la personne disparue à chaque coin de rue, ils résistent à admettre le néant qui remplacera désormais leur objet d’amour. Cela peut être comme une sorte de vertige où l’esprit est paralysé. Ils ont le sentiment que leur monde s’est considérablement rétréci et qu’ils ne pourront plus jamais le réinvestir. Ils pourraient même vouloir mourir pour échapper à leurs souffrances. Chaque petite difficulté leur semble insurmontable, comme s’ils avaient des vêtements faits de plomb qui les retenaient implacablement au sol : ils sont atterrés au sens propre comme figuré. Rien de ce qu’ils aimaient avant ne semble avoir de goût ou d’intérêt par rapport au poids de la perte qu’ils subissent actuellement.

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L'insatisfait

12 janvier 2021 par jerome lecoq

 

 Par Oscar Brenifier.

Certaines personnes souffrent d’insatisfaction chronique. Rien ne peut les satisfaire. A la fois elles aspirent fortement à la plénitude, à être comblées, et cela leur est impossible, ce qui reste assez cohérent. Car la mesure de leur espérance, de leur attente, détermine l’ampleur de leur déception, de leur désespoir. Les gens, le monde, la réalité, mais surtout eux-mêmes, bien que très souvent ils ne soient pas conscients du phénomène qui les habite, ne sauraient être à la hauteur de leurs expectatives. 

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Est-il possible de ne rien attendre des autres ?

11 janvier 2021 par jerome lecoq

 

NON

1 - Reconnaissance

Non des autres j'attends toujours au minimum qu'ils me reconnaissent, qu'ils attestent de mon existence en me reconnaissant comme une autre conscience. Car c'est à travers le regard d'autrui que je prends conscience de moi-même.

2- Respect

Non nous attendons des autres qu'ils nous donnent à priori la dignité de notre existence, qu'ils respectent la loi et notamment celle de ne pas nous agresser ou nous insulter, de ne pas empiéter sur notre liberté, de ne pas nous opprimer.

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Le négatif peut-il être positif ?

20 décembre 2020 par jerome lecoq

 

On peut définir le négatif selon plusieurs registres.


Premièrement, dans le registre cognitif, le négatif prendra les formes suivantes : ignorance, contradiction, fausseté, confusion ou inadéquation.

Deuxièmement dans le registre psychologique on trouvera touts les émotions dites "négatives" car désagréables. Nous y trouverons donc : la peur, le dégout, la colère et la tristesse, sous toutes leurs formes nuancées.

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Peut-on aimer sa tristesse ?

8 juillet 2019 par jerome lecoq

 

Drôle d'association a priori puisque la tristesse s'oppose à la joie qui est associée à l'amour, “joie qu'accompagne l'idée de sa cause extérieure” comme nous le dit Spinoza. Si la tristesse, encore selon Spinoza, est une "diminution de notre puissance d'exister" alors on ne voit pas bien comment on pourrait aimer ce rabougrissement de l'âme, ce repli en soi. Pourtant on peut y voir une certaine forme de confort : celui ou celle qui se complait dans sa tristesse se réfugie dans son intériorité, peuple son univers mental de ses personnages tristes, se joue et se rejoue sa propre tragédie familière. Il se fait le héros tragique d’une pièce grandiose.

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Décevez votre famille

18 avril 2019 par jerome lecoq

 

"Déception

Décevoir ses amis est plaisant. Expérience de liberté, expérience de puissance. Décevoir sa famille est une obligation morale." (O.B.)

Faire l'expérience de sa liberté et de sa puissance est chose plaisante que nous devrions rechercher plus souvent pour elle-même, puisque les contraintes, les obligations, le devoir, le respect des règles rythment notre vie. Or il est un moment, certes en général vécu négativement, où cette liberté et cette puissance trouvent leur place naturelle. C'est le moment où nous décevons les attentes qu'autrui a de nous, attentes qui sont souvent illégitimes.

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De quoi faut-il faire son deuil ?

18 mai 2018 par jerome lecoq

 

Faire son deuil signifie renoncer à ce que nous apportait la présence d'un être : son affection, ses idées, son comportement...son être. L'être n'est plus. L'être n'est plus sur le mode où il nous apparaissait : présent, vivant, conscient. Nous le reconnaissions et il nous reconnaissait, nous existions ensemble, nous nous comprenions, nous nous disputions, nous faisions des activités ensemble, nous discutions, nous dialoguions, nous riions, nous pleurions, nous nous appelions, nous réconfortions, parlions des autres et de nous-mêmes, nous confiions l'un à l'autre. 

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La tristesse peut s'occuper d'elle-même

18 juillet 2016 par jerome lecoq

Est-ce qu'une joie non partagée serait amoindrie par rapport à une joie partagée ? Le partage d'une joie ajoute-t-il à cette joie ou au contraire la joie se savoure-t-elle de préférence dans notre for intérieur ?

Pourquoi apprécie-t-on les gens qui gardent leur tristesse pour eux-mêmes et montrent de la pudeur quant à l'expression de leur tristesse et pourquoi recherche-t-on la compagnie des personnes qui savent exprimer leur joie et la communiquer à autrui ?

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